Étiquette : recherche

Récupérer un contenu web disparu via les réseaux sociaux

Que celui qui n’a jamais perdu le contenu d’une page web lève la main ?!?! Classique, énervant, entêtant, voire carrément pénalisant… Dans leur publication «Resurrecting My Revolution Using Social Link Neighborhood in Bringing Context to the Disappearing Web», Hany M. SalahEldeen and Michael L. Nelson démontrent qu’il est possible de retrouver (en partie) le contenu d’une page web en étudiant des contenus relatifs au lien indisponible. Comment ? Ils utilisent les réseaux sociaux pour retrouver des messages relatifs à un message d’origine (contenant le lien désormais inactif). Par exemple, avec Topsy, ils cherchent la ressource manquante, puis consultent les tweets en relation avec celle-ci. Ensuite, les termes fréquemment relevés sont entrés dans Google : ce moteur propose à son tour des résultats comprenant des documents censés remplacer – en partie – le contenu perdu… Ainsi, les chercheurs ont réussi à «récupérer» un contenu similaire à 70 % à celui de la page web d’origine. Et ce pour 41% des liens perdus qu’ils ont testé. En somme, l’idée consiste à retrouver des données perdues à partir de traces laissées sur le web social. Au cours de leurs investigations, les chercheurs ont aussi constaté que des contenus disparus réapparaissent à l’occasion de la réactivation d’un compte utilisateur momentanément suspendu ou d’un nom de domaine interrompu, puis restauré.

On peut tout simplement éviter ce genre de mésaventure en copiant/collant le contenu d’une page web dans un traitement de texte (Word, Google Drive, etc.) ou s’envoyer l’adresse du lien et son contenu par messagerie électronique.

Source : atelier.net

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Internet : les sites dominant le monde

Quels sont les outils de recherche qui dominent l’internet d’aujourd’hui ? La carte publiée ici représente l’état des forces concurrentielles en présence. Résultant de l’analyse du site classé en première position dans chaque pays par Alexa (une entreprise américaine fournissant des statistiques sur le trafic du web mondial), elle révèle quelques surprises : d’abord, Facebook ne domine pas les deux continents américains, ni même l’Europe… au profit de Google. Logiquement, Yandex en Russie et Baïdu en Chine s’imposent dans leur univers linguistique respectif. Quant à @mail, il s’agit d’un portail et moteur de recherche russe dominant au Kazakhstan et en Ouzbékistan. Ensuite, l’autre grande surprise est la prédominance de Yahoo! au Japon et… au Cameroun. Enfin, Facebook se taille la part belle en Afrique, un choix plutôt logique vue l’approche communautaire de nos amis africains. En somme, à part quelques particularités régionales, la domination des compagnies américaines est imposante, confirmant l’hégémonie de l’univers anglo-saxon et par conséquent de l’anglais. Outil de recherche et de veille, internet se révèle être aussi un formidable outil d’influence culturelle…

La D2IE en soutien à l’innovation

Entre la sortie d’un libre blanc pour la recherche, et la signature de conventions avec l’INPI et l’AFNOR, le printemps est riche pour la Délégation interministérielle à l’intelligence économique (D2IE).

Sorti le 14 mars dernier, « le guide de l’intelligence économique pour la recherche » est destiné aux chercheurs publics (universités, écoles, organismes de recherche et fondations). Par la diffusion de bonnes pratiques, cet ouvrage compte, d’une part mieux valoriser l’innovation afin de réduire le fossé entre la sphère universitaire et la sphère industrielle ; d’autre part, contribuer à la protection de cette innovation contre le « captage ». En effet, le secteur de la recherche serait devenu – en 2011 – d’après Olivier Buquen, le responsable de la D2IE, le deuxième secteur pillé derrière l’aéronautique, alors qu’il ne serait jamais apparu dans le top 5 jusqu’à présent…

Dans sa préface, Laurent Wauquiez, Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, écrit  : « La recherche publique est le principal vecteur de création de savoir et joue à ce titre un rôle primordial pour l’économie d’un pays » ; il rappelle en outre que ces dernières années, le gouvernement a consacré 22 milliards d’euros au travers du programme d’investissements d’avenir pour le renforcement de la productivité, l’innovation, l’accroissement de la compétitivité et l’emploi, lancé le 14 décembre 2009.

Une semaine après, le 20 mars, le Ministère de l’Industrie, de l’Energie et de l’Economie numérique, signait trois conventions bilatérales entre la Délégation interministérielle à l’intelligence économique, l’Institut national de la propriété industrielle et le Groupe AFNOR afin de renforcer leur coopération en matière de la sensibilisation des entreprises et des établissements de recherche aux problématiques sur lesquelles elles interviennent.

Ces conventions sont définies autour de 3 axes :

  • l’accompagnement des entreprises – en particulièrement les PME – dans leur démarche d’innovation (protection et diffusion) ;
  • le développement d’actions de sensibilisation, de formation et d’outils pédagogiques communs ;
  • le renforcement de leur coopération en matière de prospective et de veille stratégique, au travers d’échanges d’informations plus systématiques.

Deux événements qui illustrent le renforcement de la politique d’intelligence économique, inscrit dans la circulaire du Premier ministre du 15 septembre 2011, et qui s’est déjà illustré par :

  • la définition et la mise en œuvre d’une politique d’intelligence économique dans les pôles de compétitivité ;
  • l’adoption en janvier 2012, par l’Assemblée nationale, d’un dispositif de protection du « secret des affaires » ;
  • le lancement, également en janvier 2012, d’un plan d’actions pour mieux défendre les intérêts français dans la « bataille des normes ».
Soulignons que la doctrine d’intelligence économique française, caractérisée par une forte implication du gouvernement, demeure un modèle original qui intéresse d’autres pays, et notamment la Chine

Sources : Les Echos et le communiqué de presse du 20/03/12 du Ministre chargé de l’industrie, de l’énergie et de l’économie numérique

Google : 36% des clics concerne le premier résultat affiché

Tout le monde croit savoir utiliser un moteur de recherche et, le premier d’entre eux, Google. Erreur. Selon une étude d’Optify, le premier résultat d’une recherche sur Google récolte 36% des clics (le 2e résultat 12,5%, le 3e résultat 9,5%… le 10e résultat 2,2%, le 20e résultat: 1,4%). Ainsi, près de 60% des consultations concernent les 3 premiers résultats. Or, un des critères de classement des pages référencées par Google étant le nombre de clics sur ces pages, plus vous cliquez sur une page, plus elle a de chance de se retrouver en tête de liste des réponses Google. Certes, il est important d’être bien référencé sur Google pour gagner en visibilité.  Mais le nombre de clics effectué par la masse des utilisateurs  n’atteste en rien de la pertinence de l’information ainsi consultée. C’est un peu comme si on mesurait les qualités professionnelles ou personnelles d’un individu à sa côte de popularité ou à son taux de notoriété… Ces quelques chiffres démontrent surtout que la grande majorité des personnes (chefs d’entreprise compris) ne savent pas utiliser un moteur de recherche.  Pour trouver une information à caractère stratégique, il faut savoir regarder plusieurs pages consécutives affichées par un moteur de recherche, puis comparer ses résultats avec d’autres moteurs de recherche. Un vrai travail de professionnels…

Source : brainsfeed

Recherche d’info : comparez avec Googawho

Le grand public a tendance à l’oublier : il n’y a pas que Google dans la vie d’un internaute… D’autres moteurs de recherche d’informations permettent d’élargir, d’enrichir, d’affiner son investigation sur le web. Il existe aussi des métamoteurs qui compilent les résultats de différents moteurs de recherches. Il en va ainsi de Googawho (www.googawho.com) qui permet de comparer des résultats à partir d’une recherche sur des mots-clés identiques. Concrètement, Googawho peut afficher sur votre écran les résultats des moteurs suivants : Google, Yahoo !, Bing, Ask, InfoSpace, AltaVista, Lycos et Dogpile. Avec la fonction « Double your search », choisissez deux moteurs parmi ces derniers et Googawho va afficher leurs résultats respectifs en vis-à-vis sur votre écran. Il vous suffit de comparer leur réponses… Avec la fonction « Tabulizer ! », Googawho va ouvrir dans votre navigateur un onglet par moteur de recherche (soit Google, Yahoo !, Bing, Ask, InfoSpace, AltaVista, Lycos et Dogpile) et afficher leurs résultats respectifs. Pratique.