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Le message, c’est le web 2.0 !

« Les marchés sont des conversations », lançait voilà 10 ans David Weinberger à propos du web. Cet aphorisme – désormais célèbre – peut être mis en corrélation avec l’aphorisme non moins célèbre de Marshall McLuhan : « Le message, c’est le medium ». En effet, jamais les marchés des conversations en ligne n’auraient été possibles sans la mise en place d’une série de tuyaux – internet – puis le développement du web 2.0 basé sur la production et la diffusion de contenus par les utilisateurs, les internautes devenant de plus en plus des webacteurs.

Le lien est l’essence du web

Véritable plateforme relationnelle, le web 2.0 fonctionne par liens hypertextes qui facilitent le passage de page en page, d’un contenu à d’autres créés par des organisations, mais surtout par les webacteurs. De plus, la «plasticité» de cette plateforme relationnelle permet à chacun d’écrire, de répondre, de commenter, d’ajouter des images, des vidéos et des sons depuis un ordinateur, un téléphone portable, une tablette numérique… Depuis quelques années, les réseaux sociaux suscitent l’engouement du public en proposant à chacun des plateformes sur lesquelles ils échangent entre «amis», retrouvent d’anciennes connaissances, discutent par messagerie instantanée, publient du contenu, certains développant même des applications pour lesdites plateformes… Conséquence : d’un simple message descendant – allant de l’émetteur vers les récepteurs – nous sommes entrés dans une logique d’interactivité où la multitude s’exprime, créant un gigantesque bouche-à-oreille virtuel, pour le meilleur… et parfois pour le pire. Puisque « le message, c’est le medium », avec le web 2.0 et sa logique de liens, le message est devenu conversation ! Les marques y voient un nouvel eldorado pour influencer cette multitude fourmillant de page en page, dialoguant sans fin sur le web 2.0. Cependant, les webacteurs ne sont plus aussi naïfs que les générations passées, et les vieilles recettes sont dépassées : les marques et les organisations en général doivent passer d’une mécanique institutionnelle (« Voilà mon message ! ») à une dynamique relationnelle (« Conversons ensemble »). Deux approches très différentes…

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Internet : les sites dominant le monde

Quels sont les outils de recherche qui dominent l’internet d’aujourd’hui ? La carte publiée ici représente l’état des forces concurrentielles en présence. Résultant de l’analyse du site classé en première position dans chaque pays par Alexa (une entreprise américaine fournissant des statistiques sur le trafic du web mondial), elle révèle quelques surprises : d’abord, Facebook ne domine pas les deux continents américains, ni même l’Europe… au profit de Google. Logiquement, Yandex en Russie et Baïdu en Chine s’imposent dans leur univers linguistique respectif. Quant à @mail, il s’agit d’un portail et moteur de recherche russe dominant au Kazakhstan et en Ouzbékistan. Ensuite, l’autre grande surprise est la prédominance de Yahoo! au Japon et… au Cameroun. Enfin, Facebook se taille la part belle en Afrique, un choix plutôt logique vue l’approche communautaire de nos amis africains. En somme, à part quelques particularités régionales, la domination des compagnies américaines est imposante, confirmant l’hégémonie de l’univers anglo-saxon et par conséquent de l’anglais. Outil de recherche et de veille, internet se révèle être aussi un formidable outil d’influence culturelle…

Métiers : le jeu des sept familles de l’Internet

Acquérir des repères, disposer d’une cartographie facilitent l’appréhension d’un territoire, réel ou virtuel. Les activités et les métiers de l’Internet sont aujourd’hui pléthores et en constante évolution. D’où le mérite du site http://www.metiers.internet.gouv.fr/ qui met à disposition du plus grand nombre une représentation des familles des métiers de l’Internet (voir le schéma illustrant cet article, issu du site gouvernemental).

Ces métiers sont regroupés en 7 sept familles, comme le jeu du même nom :

  • « Conception et gestion de projet » (conception et/ou conduite de projets numériques) ;
  • « Interface et création numérique » (conception et réalisation graphique d’interfaces web) ;
  • « Programmation et développement » (conception technique et programmation de services web) ;
  • « Production et gestion de contenu » (recherche, production et gestion éditoriale des contenus sur le web – texte, image, vidéo, animation,…) ;
  • « Communication et marketing » (optimisation de la présence des entreprises via des campagnes de communication et/ou de publicité en ligne) ;
  • « Infrastructure et réseau » (conception, mise en œuvre, gestion et maintenance des réseaux informatiques) ;
  •  « Formation et assistance » (accès aux services numériques).

En cliquant sur chaque famille, vous découvrirez les fiches métiers et, pour chacune, les formations, les ressources (sites, blogs pour en savoir plus), les contributeurs (ayant participé à l’élaboration de la fiche métier) et les commentaires des internautes.

Autant dire une mine d’informations, utile aux professionnels comme aux novices, aux étudiants comme aux entreprises.

Liens forts et faibles dans les réseaux sociaux

Conversations liens faibles.png

Facebook, LinkedIn, Viadeo, Twitter, Meetic, World of Warcraft, Flickr, MySpace, YouTube… Comment expliquer le succès des réseaux sociaux numériques – professionnels et personnels – qui naissent, vivent et (parfois) meurent au rythme des évolutions d’Internet ? Une des explications majeures réside dans l’importance que chacun accorde à l’entretien de ses relations. Autrement dit un besoin viscéral de communiquer, largement supérieur au désir d’informer. Deux grandes catégories de liens unissent les individus : les liens forts, basés notamment sur l’affectif, l’intimité, les passions, les valeurs, etc. : voilà le cas typique des liens entretenus avec la famille, ses amis, de proches collègues de travail… Les liens faibles, a contrario, désignent des relations plus ou moins régulières provenant de simples connaissances, d’amis d’amis, d’anciens liens forts relâchés… Or, les réseaux sociaux numériques ont cette vertu de faciliter – à la fois – la continuité de liens forts par d’autres outils que le courrier, le téléphone, les rencontres physiques, etc. et l’entretien, voire la réactivation de liens faibles grâce à leur système de recherche. Qui n’a pas retrouvé ou été recontacté par d’anciennes connaissances via Facebook ou son blog personnel ! On comprend aisément l’utilité d’entretenir tous ces liens, notamment pour les professionnels de la recherche d’informations, la veille et l’influence.

D’aucuns pourraient objecter que communiquer via ces « nouveaux » réseaux sociaux, c’est bien, mais pour dire quoi !?! L’essentiel n’est pas nécessairement le contenu du message, car pour entretenir des liens forts ou faibles, l’information compte moins que la fréquence des contacts. Un petit signe, un petit geste qui témoigne de l’attention portée à l’Autre. L’intention et le sentiment restent au cœur des relations humaines, y compris numériques !

Internet en temps réel

Est-il pertinent de vouloir donner une image figée d’Internet alors que ce monde virtuel est en perpétuelle expansion ? Le site Onlineschools.org propose une infographie en temps réel (et interactive !) intitulée « L’Etat d’Internet en 2011 ». Vous découvrirez entre autres :

  • le nombre de nouveaux sites ;
  • le nombre d’utilisateurs des réseaux sociaux (Myspace, Friendster, Facebook, LinkedIn, Twitter, Foursquare) ;
  • la valorisation des principaux réseaux sociaux ;
  • le nombre de tweets envoyés par jour ;
  • le volume d’articles publiés par mois sur Wikipedia ;
  • la répartition du temps passé sur le Web par types d’activité (jeux, vidéos, e-mails, réseaux sociaux…) et par âge ;
  • les nombre de dollars dépensés dans l’e-commerce ;
  • les investissements publicitaires Internet versus la télévision ;
  • les tendances de recherches sur Google, etc.

Inutile de donner ici des repères chiffrés puisqu’ils changent en permanence. Mais l’essentiel n’est-il pas ailleurs ? Ce monde virtuel (en croissance exponentielle) ne peut plus être ignoré par les entreprises, les associations, les institutions, etc., car il contient – à portée de clics –  des contenus très divers (vidéos, écrits, infographies,…), sources de richesses pour qui sait les dénicher et les exploiter : recherche d’information, veille (concurrentielle, commerciale, e-reputation, technologique, sociétale,…), influence des parties prenantes (consommateurs, concurrents, fournisseurs, etc.).

Installez-vous confortablement et regardez la planète Internet tourner sous vos yeux. C’est moins beau qu’un ciel étoilé, mais cela donne tout autant le vertige… Le monde virtuel ne nous attend pas.

Internet, premier media d’influence

L’info date un peu, mais son importance mérite un billet : à l’échelle mondiale, l’influence d’Internet dépasse largement celle des médias traditionnels dans le processus de décision des consommateurs. Paradoxe : alors que cette influence devrait grandir encore, les investissements humains, créatifs et financiers des entreprises sur Internet restent en retrait par rapport aux autres médias. Voilà l’analyse que livre Fleishman Hillard, un des principaux réseaux internationaux d’agences de conseils en communication stratégique. Cette vision fait suite à une étude réalisée dans 7 grands pays (Allemagne, Canada, Chine, Etats-Unis, France, Japon et Royaume uni).

Selon cette enquête, Internet est quasiment deux fois plus influent que la télévision et dix fois plus que la presse écrite ! Ainsi, le numérique est au cœur du processus décisionnel, en matière de recherche d’informations, d’achats et d’influence des proches.

Parmi les principaux enseignements de cette étude : les internautes plébiscitent les entreprises qui acceptent de rentrer en communication digitale avec eux. Un signe de respect qui crée la confiance…

Autres points remarquables : les internautes multiplient leurs sources d’investigation. Par contre, les blogs sponsorisés perdent de leur crédibilité, en raison d’un doute qui pèse sur l’orientation de leur contenu !

Enfin, les informations partagées en ligne par les internautes sont perçues comme une menace grandissante, nuisant à leur réputation, leur carrière ou à leur sécurité financière.

Conclusion : alors que les internautes interrogés adoptent un comportement mature vis-à-vis d’Internet, il semble que beaucoup d’annonceurs soient en retard dans leur communication digitale… Gare aux entreprises. Et gare aux politiques !

Source : Fleishman Hillard

Surveillé à l’insu de son plein gré

Voici un petit exercice à l’adresse de tous les incrédules (et ils sont encore nombreux !) pensant dur comme fer pouvoir surfer sur internet en toute innocence. Rendez-vous à la rubrique « Vos traces » du site de la CNIL et suivez un petit test édifiant : en 5 étapes, vous découvrirez comment l’univers du web, sous l’impression de facilité, masque une dure réalité : la surveillance discrète, mais active, de votre parcours internet. Sur une autre page consacrée au même sujet, la Cnil prévient : « …découvrez comment vous êtes pisté, tracé, profilé sur internet… » via votre adresse IP, les cookies, etc. Certes, il existe des proxi permettant de masquer sa navigation. Mais tout le monde n’est pas au courant !

« L’informatique doit respecter l’identité humaine, les droits de l’homme, la vie privée et les libertés » assène la signature de la CNIL.  Que de travail face à des géants numériques comme les entreprises Google, Facebook et consœurs !  D’autant que cette institution ne protège les citoyens que dans la mesure où ils se mobilisent eux-mêmes. Par exemple, en déposant des plaintes sur son site. Mais aussi en se comportant avec beaucoup de méfiance. Internet, c’est comme dans la vraie vie : il y a le meilleur comme le pire…

60 secondes d’Internet

Tel l’univers, Internet et le web sont en perpétuelle expansion. En témoigne l’exercice auquel s’est livré la société go-globe.com (spécialiste des applications web) en évaluant – quantitativement – quelques événements intervenant sur Internet et le web en l’espace d’une minute :

  • Plus de 70 noms de domaine enregistrés ;
  • Quelque 168 millions de courriels envoyés ;
  • Plus de 370 000 minutes de télécommunications passées sur Skype ;
  • Plus de 695 000 comptes Facebook ont leur statut mis à jour et 510 000 commentaires sont postés ;
  • Plus de 110 nouveaux comptes ouverts sur LinkedIn ;
  • Plus de 320 nouveaux comptes Twitter, et plus de 98 000 tweets envoyés ;
  • Plus de 600 nouvelles vidéos sur YouTube ;
  • Environ 695 000 requêtes Google ;
  • Plus de 69 nouveaux blogs, et 1 500 articles publiés…

Rassurez-vous : publiées en juin 2011, ces données sont déjà largement dépassées ! Et elles ne reflètent qu’une (toute petite) partie de l’activité virtuelle (néanmoins réelle). Ces chiffres devraient finir par convaincre les entreprises (encore) hésitantes à investir la Toile, puis veiller sur leurs concurrents, surveiller leur réputation, influencer leur environnement, etc.

Source : davidfayon.fr

Multiplication des écoles dédiées aux métiers du Net

Free, Vente-privée.com et Meetic : trois acteurs majeurs de l’internet lancent l’Ecole Européenne des Métiers de l’Internet (EEMI) pour « répondre à leurs propres besoins ainsi qu’à ceux d’une profession porteuse d’avenir et en constante (r)évolution ». Au programme, de nombreuses formations : gestion de projet, web design et graphisme, webmarketing et innovation, programmation et développement multimédia, communication et suivi web. Quel rapport avec l’IE ? Une formation sur trois ans au métier de « veilleur stratégique », une autre à celui de « community manager/animateur de blog ». Autrement dit un cursus lié à la recherche et la veille d’informations, un autre dédié à la gestion de la réputation – et donc à l’influence sur le web. Installée au Palais Brogniard, ancien temple de la bourse française – tout un symbole – l’EEMI fera sa première rentrée en septembre 2011 ; elle vient enrichir l’offre des cursus de formations dédiés au Net, comme l’école Sup’Internet, l’Ecole supérieure de commerce et d’économie numérique (Escen) ou encore l’Hetic. Une bonne nouvelle pour la professionnalisation des acteurs de la nouvelle économie.