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Comment les marques deviennent des médias

Marques médias

Il n’y a pas encore si longtemps, les marques étaient soumises à la toute-puissance des médias de masse pour délivrer des messages à leurs « cibles ». Mais ça, c’était avant internet et le web…

« Vous regardez l’ancêtre d’Internet, bonsoir ! », lance tous les jours le PPDA des Guignols de l’info…

Mass media & diffusion de contenus

Avant Internet, les médias de masse « traditionnels » contrôlaient depuis des décennies la création, l’édition et surtout la diffusion des contenus sur leur support (télé, radio, presse, affichage). Sans partage, ils régnaient sur la diffusion de « leurs » informations comme sur la communication des marques qui leur achetaient des « espaces » d’expression. Spot télé, spot radio, encart presse etc., les messages publicitaires – même avec la meilleure volonté des créatifs – étaient centrés sur l’essentiel (la « réclame »), car le format de diffusion était (et reste…) cher.

Produire, éditer, publier sur le web

Mais ça, c’était avant internet et surtout l’avènement du célébrissime world wide web. Sur la toile, les outils de production, d’édition et de diffusion de contenus sont tellement simples (blog, wiki…) que chacun peut produire, éditer et diffuser des contenus multimédia. Evidemment, on trouve le meilleur comme le pire sur le web, mais aujourd’hui les médias professionnels sont concurrencés par des « amateurs » très pros, tels certains bloggeurs rivalisant de talent et de pertinence avec la presse « professionnelle ».

Devenir un média

Loin de là une remise en question des médias « traditionnels » : ils ont leur utilité puisqu’ils sont encore là, même s’ils souffrent et doivent s’adapter. Mais à partir du moment où tout le monde peut prendre la parole sur le web – citoyen, entreprise, client, partenaire, concurrent… – le nouvel enjeu pour les marques consiste à trouver comment se transformer en média. Autrement dit, comment prendre la parole pour émerger, faire entendre sa voix et défendre sa bannière ? Comment sortir de la « réclame », du discours lénifiant « je suis le meilleur » pour convaincre ses prospects à devenir client, en les accompagnant tout au long de leur parcours d’achat ? On ne compte plus le nombre de grandes marques ayant plongé dans le bain digital, mais beaucoup, beaucoup d’autres hésitent encore : l’eau n’est pas assez claire, trop chaude ou froide, etc. Bref, elles ne savent pas comment faire !

Le contenu de marque

Pour les marques qui osent ce changement de paradigmes (le passage de l’ « annonceur » au « média », de la « cible » à l’« audience ») la question centrale concerne l’éditorial… comme tout média d’ailleurs ! Quel est mon angle d’attaque de sorte à me différencier et attirer l’audience convoitée ? La réponse réside dans le choix des contenus (informatif, éducatif, pratique, ludique etc.), leurs supports (vidéo, infographie, blog,…) et leur ton (sérieux, décalé, etc.). En somme, il s’agit de répondre à 3 questions majeures : quoi (dire) ?, A qui (quelle audience) ? Et comment (quel ton)?

Attirer sans interrompre

Le très grand avantage de cette révolution médiatique, c’est qu’il est désormais possible de délivrer l’information que recherchent les internautes sans les interrompre dans leurs investigations par des publicités intrusives (bannière, display, etc.). Donner de l’information pour attirer vers soi, une démarche moins agressive appelée l’inbound marketing.

En somme, puisque la technologie web permet de produire, éditer et diffuser des contenus en un tour de clic, les marques doivent se concentrer sur l’essentiel : la qualité des contenus pour transformer des prospects (très informés et volatiles) en clients fidèles mais de plus en plus critiques…

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Un nouvel agrégateur d’informations

Lancée en mars 2010, la société Corporama propose à ses abonnés d’accéder à un ensemble d’informations disponibles sur les sociétés françaises grâce à l’intégration d’informations issues de nombreux partenaires tels que Viadeo, Linkedin, Score3, Pickanews, TradingSat, OptionCarrière, Facebook, Twitter, YouTube, Dailymotion… couplées aux informations légales.

Désormais, la société propose :

  • le filtrage et la personnalisation de l’accès à l’information ;
  • la recherche de contacts ciblés avec recherche d’adresses mail ;
  • la mise en place d’alertes mails exhaustives dans le cadre d’une veille entreprise ;
  • l’édition et la sauvegarde de fichiers sociétés ;
  • l’intégration des données recueillies à des outils CRM.

Pour un coût de 35 euros/mois en compte illimité, Corporama livre une information en temps réel avec :

  • la fourniture d’information sur les acteurs de son marché (prospects, clients, fournisseurs, concurrents, ou partenaires) ;
  • l’accès à l’ensemble des contenus publiés sur une entreprise : actualités et revue de presse, blogs, réseaux sociaux, recrutements, vidéos et images, infos légales, documents commerciaux, web 2.0…
  • l’édition et gestion de listes d’entreprises, par activité, code NAF ou mots-clefs.

En 18 mois, la société a déjà enregistré plus de 10 000 abonnés. Une solution complète pour ceux qui ont peu de temps… et peu de budget !

Fact-checking : Un peu de cohérence !

C’est le printemps : ici et là fleurissent des articles à propos d’un anglicisme : le fact-checking. Comprenez la vérification des affirmations proférées par les politiques. Cette pratique du journalisme à l’anglo-saxonne consiste à confronter les allégations des politiques aux faits ou à leurs propos précédents. Outre-Atlantique, plusieurs sites internet en ont fait une spécialité dont le blog politifact.com du St-Petersburg Times, un quotidien de la Floride. Il faut dire que la communication politique aidant, les politiques ont tendance à arranger les faits à leur avantage, sans omettre de se contredire. En France, cette pratique commence à se développer. Ainsi, le blog du Monde décodeurs ou encore le Petit journal de Canal+ (en clair). De quoi redorer le blason des journalistes régulièrement soupçonnés, en France, d’entretenir des liaisons dangereuses avec le pouvoir politique.

En intelligence économique, on connaît bien le fact-checking à travers la notion de « faille informationnelle ». Si écart il y a entre le dire et le faire, une faille informationnelle est créée, discréditant ainsi l’organisation ou la personne. Au-delà des politiques, les entreprises devraient toutes réfléchir à leur discours et s’inscrire dans cet engagement… éthique : je dis ce que je fais, et je fais ce que je dis. Question de cohérence, parfois de survie !

IE : portail, ouvre-toi !

Depuis bientôt un an, la communauté française de l’IE a son portail web. Cette mine de trésors initiée par l’AEGE (l’association regroupant les diplômés et les étudiant de l’Ecole de Guerre Economique) est destinée à rapprocher le monde de l’IE, les entreprises et le milieu universitaire. Aficionados, étudiants, professionnels et autres novices peuvent y  découvrir le monde de l’IE : ses fondamentaux, son organisation en France (formations, institutions, associations, la recherche, les sites internet, la presse spécialisée), tous les domaines liant l’IE et l’entreprise (finance, R&D, marketing, RH, stratégie , communication, juridique et sécurité),  l’annuaire des entreprises spécialisées en la matière, une revue de presse et l’agenda des événements en France .  Sans omettre des vidéos d’éminents acteurs de l’IE. Il suffit de pousser les portes. Et de cliquer ici et là, au gré de ses intérêts et envies.

http://www.portail-ie.fr

5000 incidents informationnels en 2010

Vols, piratages, sabotages, audits abusifs pour obtenir des informations secrètes,  tentatives de prise de contrôles pour déstabiliser l’adversaire, pressions sur les fournisseurs pour qu’ils cessent de livrer le concurrent, débauchages de personnels, etc. autant de pratiques déloyales subies par les entreprises françaises d’après Olivier Buquen, délégué interministériel à l’intelligence économique en charge de défendre la compétitivité des entreprises françaises. Une de ses missions consiste notamment au pilotage de la formation des entreprises (70 000 en 2010) avec l’aide du renseignement intérieur (DCRI), du renseignement extérieur (DPSD) et de la gendarmerie.

Source : Le Télégramme.com du 12/02/11