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JIEE’11 : l’entreprise compétitive à l’honneur

Chaque année, l’Académie de l’Intelligence Economique (AIE) conduit un programme d’événements liés à l’IE d’entreprise. Pour la 5ème année consécutive, elle organise la Journée Nationale d’Intelligence Economique d’Entreprise dont l’édition 2011 (la JIEE’11) portera sur le thème de l’entreprise compétitive ; elle se tiendra le mardi 13 décembre au Centre des Congrès d’Aix-en-Provence. A noter la table ronde intitulée « Tendances lourdes/signaux faibles : quels futurs possibles pour l’IE ? » animée par Jean-François Pépin, délégué général du CIGREF avec notamment Alain Juillet, Président de l’AIE, Bernard Esambert, Président du Club des vigilants, Olivier Darasson, Président fondateur de la Compagnie européenne d’intelligence stratégique (CEIS) et Président du Conseil d’administration de l’Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN).

Fondée en 1993 par Robert GUILLAUMOT, l’un des initiateurs en France du mouvement pour la promotion de l’Intelligence Economique, l’Académie de l’Intelligence Economique compte désormais plusieurs centaines de membres permanents : directeurs, entrepreneurs, journalistes, consultants et universitaires, etc. Sa mission : valoriser, promouvoir et diffuser un savoir-faire professionnel en Intelligence Economique adapté aux besoins concrets de l’entreprise.

Pour tout savoir sur cette journée, cliquez-ici.

Les priorités de l’Etat en matière d’IE

Mercredi 21 septembre 2011, Eric Besson, Ministre chargé de l’Industrie, de l’Energie et de l’Economie numérique, a rappelé les trois priorités de la stratégie française d’intelligence économique, lors de son discours de clôture de la 1ère édition des Matinées de l’intelligence économique.

Ces priorités, définies dans la circulaire du Premier Ministre publiée le 15 septembre 2011, sont :

  • mener une veille stratégique sur les évolutions économiques d’intérêt majeur et sur les risques et menaces qui pèsent sur les entreprises et les établissements de recherche ;
  • soutenir la compétitivité des entreprises en favorisant une meilleure valorisation de la recherche publique et une plus grande influence de la France dans les enceintes de normalisation et les forums économiques étrangers ;
  • garantir la sécurité économique, en prévenant les risques d’ingérence pesant sur les entreprises françaises et les établissements de recherche.

D’ores et déjà, il a annoncé deux initiatives découlant de ces priorités :

  • La création d’un nouveau label « Intelligence économique des pôles » qui exigera des Pôles de Compétitivité concernés, la mise en place de formations à l’intelligence économique, le renforcement de la sécurité de leurs systèmes d’information ou encore le déploiement de « certificats de sécurité économique » pour les salariés les plus exposés ;
  • L’étude en cours – par les services du Premier Ministre – d’un texte sur la protection du secret des affaires qui instituerait un « confidentiel entreprise », comme il existe un « confidentiel défense ».

Parmi les participants aux débats, notons la présence de Bernard Carayon, Député du Tarn, Philippe Crouzet, Président du directoire de Vallourec, Thierry Sueur, Vice-président d’Air Liquide, Ange Mancini, Coordonnateur national du renseignement, Alain Bauer, Président du Conseil supérieur de la formation et de la recherche stratégique, et Alain Juillet, Président du Club des directeurs de sécurité des entreprises.

Organisée à Bercy, en coopération avec la Délégation interministérielle à l’intelligence économique, dirigée par Olivier Buquen, nous attendons la date du prochain rendez-vous.

Sources : globalsecuritymag.fr et www.usinenouvelle.com

Grappes d’entreprise : un complément aux pôles de compétitivité

L’image est évocatrice… Une grappe d’entreprises est une association constituée majoritairement de PME d’un même territoire œuvrant dans la même filière. Cette organisation favorise la coopération de ses adhérents en matière d’innovation, de formation ou de communication. Pour soutenir cette initiative complémentaire aux pôles de compétitivité qui ne couvrent pas tous les secteurs d’activité, la Délégation interministérielle à l’aménagement du territoire et à l’attractivité régionale (Datar) a lancé deux appels à projet en 2010 et 2011. Sur la période 2012-2013, elle y investira 24 millions d’euros via le fonds national d’aménagement du territoire (FNATDT).

Au total, 126 grappes d’entreprises ont été sélectionnées, concentrées en Ile-de-France, en Rhône-Alpes et en Bretagne.

Cette nouvelle organisation collective des entreprises rappelle, d’une part, l’intérêt de la mutualisation des moyens dans une logique de compétitivité et, d’autre part, l’importance d’une bonne maîtrise de son environnement dont la connaissance du territoire fait partie.

Source : www.letelegramme.com

L’Europe mobilisée pour la compétitivité des PME

L’accès au financement constitue un enjeu stratégique pour les petites entreprises en phase de démarrage et pour les entreprises qui envisagent de pénétrer de nouveaux marchés innovants.

Dans le cadre du Programme Cadre pour la Compétitivité et l’Innovation (CIP) 2007-2013, l’Union Européenne – dont l’objectif est d’améliorer la compétitivité des entreprises européennes – a imaginé des outils financiers pour les petites entreprises qui n’auraient pas reçu le financement nécessaire en raison de la perception du risque par les organismes prêteurs ou d’un manque de garantie.

Ces outils ne sont pas accessibles directement. Ils sont en mis œuvre par le Fonds Européen d’Investissement (FEI) ou par des institutions financières.

Il existe deux types d’outils :

1 – Le mécanisme en faveur des PME innovantes et à forte croissance (MIC) apporte du capital-risque pour améliorer l’accès au financement des PME en phase de démarrage et de croissance, les incitant à investir dans les technologies propres ou l’éco-innovation. Sur le 1er trimestre 2011, 19 accords MIC ont été signés ciblant des investissements dans 17 pays pour un montant de 221,2 millions d’euros.

2 – Le mécanisme de garantie en faveur des PME garantit des prêts bancaires accordés aux PME ayant un potentiel de croissance, mais dont les garanties collatérales sont limitées ou inexistantes. Fin mars, 35 accords avaient été signés avec des intermédiaires financiers issus de 15 pays pour un engagement européen de 279 millions d’euros, et près de 130 000 PME ont bénéficié d’un financement appuyé par ce mécanisme de garantie.

Dans le contexte de crise financière de l’Europe et de crise de l’investissement, ces dispositifs peuvent-ils être un élément de réponse positif pour en limiter les dommages collatéraux?

Sources : Commission Européenne et Xerfi

La compétitivité : une question de doctrine

Pour l’OCDE, la compétitivité désigne « la capacité d’entreprises, d’industries, de régions, de nations ou d’ensembles supranationaux de générer de façon durable un revenu et un niveau d’emploi relativement élevés, tout en étant et restant exposés à la concurrence internationale ».

La compétitivité est donc entendue comme étant l’aptitude pour une entreprise, un secteur ou l’ensemble des entreprises d’une économie à faire face à la concurrence :

  • soit par sa capacité à augmenter ou maintenir ses parts de marché ;
  • soit par sa capacité à satisfaire la demande intérieure et/ou mondiale pour un secteur d’activité ou un pays.

Pour le Forum Economique Mondial, la compétitivité est « un ensemble d’institutions, de politiques publiques et de facteurs qui déterminent le niveau de productivité d’un pays » reposant sur les 12 piliers de la compétitivité :

  • Les institutions ;
  • Les infrastructures ;
  • L’environnement macroéconomique ;
  • La santé et l’éducation primaire ;
  • L’enseignement supérieur et la formation professionnelle ;
  • L’efficience du marché des produits ;
  • L’efficience du marché du travail ;
  • Le développement des marchés financiers;
  • Le développement (ou agilité) technologique ;
  • La taille du marché ;
  • La sophistication des activités commerciales ;
  • L’innovation.
Sur cette base, le rapport sur la compétitivité mondiale propose un indice de compétitivité mondiale composé de 113 critères (34 données statistiques fournies par les organisations internationales et 79 critères issus de réponses aux enquêtes de perception auprès de 15 000 cadres et dirigeants d’entreprises dans 139 pays).
Sous cet angle d’analyse, les pays européens sont relativement bien classés puisque parmi les 10 premières économies on retrouve en 2010/2011 6 pays européens. La Suisse occupant la 1ère position, la France occupant la 15ème place.
Un regard critique doit toutefois être porté au classement selon qu’on l’analyse de façon absolue ou relative (évolution), mais aussi en fonction de méthode choisie, elle même critiquée, dès le début, par certains économistes français.
En matière de classement mondial, chacun sait que les auteurs cherchent bien souvent à se montrer sous leur meilleur jour !
Source : Melchior

Où poser la frontière entre transparence et secret des affaires ?

La notion de transparence serait-elle l’outil de régulation de demain ? Si oui, comment garantir le secret des affaires, contributeur reconnu à la compétitivité des entreprises ? Quels liens établir entre transparence, responsabilité, secret, confiance et compétitivité ?

Tels ont été les points abordés par le Business & Legal Forum qui a réuni le 4 juillet dernier un quarantaine de représentants de haut niveau d’entreprises et des pouvoirs publics.

L’idée forte de cette journée a été de constater que :

  • d’une part, il n’existe pas encore à ce jour de définition universelle de la transparence, dont le concept – encore flou – varie d’un pays à l’autre, reprenant des textes spécifiques liés à la corruption, à la responsabilité sociale et environnementale, à la gouvernance, à la politique salariale, à l’information financière, etc. ;
  • d’autre part, en France, plusieurs textes circulent sur la définition du secret des affaires (le député Bernard Carayon s’est largement exprimé sur le sujet), écrits qui pourraient aboutir à un projet de loi.
Pour nourrir cette réflexion, les participants se sont exprimés ouvertement sur :
  • les notions de transparence et de confidentialité ;
  • les demandes de transparence adressées aux entreprises ;
  • les réactions des entreprises face aux demandes de transparence ;
  • la portée de la transparence et sur ses impacts économiques et politiques;
  • les enjeux auxquels les acteurs privés et publics doivent faire face ;
  • les besoins des entreprises en termes de transparence et de secret ;
  • l’organisation de la transparence.

En somme un véritable enjeu de puissance que la France semble bien décidée à regarder en face !

Source : Village de la Justice

La Gestion des Risques se confirme

Selon une récente étude d’Accenture, intitulée Risk Management as a Source of Competitive Advantage and High Performance, la gestion du risque serait de plus en plus un élément de compétitivité pour les dirigeants d’entreprise*.

Il y a deux ans, 85% des dirigeants d’entreprise qui avaient participé à cette étude considérait insuffisant le lien entre la gestion des risques et la stratégie de leur entreprise. Désormais 85% estime que le risque est devenu un avantage compétitif et 80% d’entre eux positionne la gestion des risques comme une fonction clé de leur entreprise. Chiffre à l’appui, puisque 45% des entreprises ayant participé à l’étude dispose d’un directeur du risque contre 33% il y a deux ans. Et pour celles qui disposent d’un directeur des risques, celui-ci est rattaché à la Direction Générale dans 79% des cas.

Autre indicateur à retenir : la corrélation entre gestion des risques et développement. En effet :

  • 49% des dirigeants pense que la gestion des risques favorise la croissance sur le long terme ;
  • 48 % qu’elle contribuera à l’avenir à une rentabilité durable.

Toutefois, un long chemin reste encore à accomplir, puisque pour 83 % des dirigeants interrogés, leur entreprise devra réaliser de nouveaux investissements dans les deux prochaines années afin de faire face à la multiplication et à la complexité des risques : volatilité des marchés, difficultés logistiques ou opérationnelles, nouvelles réglementations, atteinte à l’image, fraude financière et cybercriminalité, etc.

Pour ce faire, 67 % d’entre eux déclare avoir déjà mis en place un programme de gestion des risques d’entreprise (Entreprise Risk Management) et 15 % envisage de le faire dans les deux ans.

Ainsi, les dirigeants mieux préparés peuvent ils agir plus rapidement, mais aussi plus efficacement. L’anticipation des signaux faibles et forts, telle une véritable démarche d’intelligence économique.

Cependant, une des limites de cette étude est d’exprimer la tendance des plus grands… Espérons que les PME PMI soient capables de s’organiser pour intégrer elles aussi la gestion des risques comme facteur clé de compétitivité !

* Etude réalisée sur un panel de 397 entreprises représentant dix secteurs d’activité différents et réparties de la façon suivante : 30% en Europe, 31% en Amérique du Nord, 18% en  Amérique latine et 19% en Asie-Pacifique. Près de la moitié d’entre elles réalisent un chiffre d’affaires annuel supérieur à 5 milliards de dollars, un quart se situant entre 1 milliard et 5 milliards de dollars, et un quart entre 500 millions et 1 milliard de dollars.

Inde : une véritable stratégie de puissance

A la concurrence tarifaire, technologique et normative, s’ajoutent désormais les pénuries de ressources, les catastrophes climatiques et les pressions d’un système financier international essoufflé. Nous vivons une période d’hyper-concurrence. Plus que jamais, les pays doivent adapter des stratégies de puissance, à l’instar de l’Inde qui, pour acquérir le leadership du marché informatique , a développé deux axes clairs entre 1993 et 2004  :

  • la suppression – dans les programmes scolaires – des matières littéraires au profit de matières scientifiques, telles que les mathématiques et la finance ;
  • la transformation des villes de Bangalore et de Puné en capitales de la haute technologie, ces deux villes étant les moins touchées par la mousson.

Pas de stratégie de puissance, sans vision à long terme, voire à très long terme. C’est pourquoi en Inde, les contrats de concession minières peuvent durer plus d’un siècle et que les empires industriels sont construits sur des familles. Le tout, sécurisé par un système juridique très protectionniste. Résultat : IBM, Cap Gemini, Ernst & Young, Hewlett Packard, Oracle, AOL, Yahoo, Google… ont tous été attirés par le pays des Maharajas.

Source : Infoguerre

« La compétitivité, c’est la capacité à affronter la concurrence… »

Il est des réalités qui se définissent simplement. La compétitivité est de celle-ci quand Christian de Boissieu, Président délégué du Conseil d’Analyse Economique (CAE), la définit ainsi : « La compétitivité, c’est la capacité à affronter la concurrence ». S’il n’y avait qu’un seul indicateur pour évaluer toute démarche d’intelligence économique, ce devrait bien être celui-là ! Simple, concret, efficace. Car ne pas affronter la concurrence, c’est accepter de lui laisser occuper l’espace (l’espace marchand, juridique, normatif, culturel, etc.) et de se faire dérober les ressources qui y sont attachées (les populations, les matières premières, les compétences, les savoir-faire, etc.). Une des façons de s’ancrer sur un espace et d’optimiser les ressources, c’est la de mobiliser des énergies et de capitaliser des informations sur le modèle des Pôles de Compétitivité.

Les mots ont un sens.

Ne serait-ce pas pour cela que les anglo-saxons parlent de competitive intelligence? Le but et les moyens réunis.

Le « Made-in-France » sur le devant de la scène

En octobre 2009, le Chef de l’Etat a confié à Yves Jégo le soin de lui faire des propositions sur la valorisation de la Marque France. C’est à l’occasion d’un colloque organisé à l’Assemblée nationale ce 19 mai, que Yves Jego et l’association d’entreprises Profrance ont présenté les résultats de leurs travaux pour la promotion du « Made in France ». La mission a commencé fin 2009. Pour la réaliser, le député de Seine et Marne a procédé pendant 6 mois à la consultation d’environ 200 cibles (chefs d’entreprise, représentants de syndicats, associations de consommateurs, fédérations professionnelles, acteurs des services publics français, européens et internationaux).

Il en est ressorti un rapport intitulé « La traçabilité au service des consommateurs et de l’emploi » rapport-tracabilité-consommateurs-emploi-yves-jego mettant en avant le constat de l’affaiblissement d’un « Made in France », accompagné de 10 recommandations pour la valorisation de la Marque France.

La principale recommandation était la création d’un label volontaire permettant aux entreprises qui le souhaitent d’apporter une information claire et garantie sur l’origine nationale de leurs produits.

Cette recommandation répond :

  • à l’intérêt des consommateurs pour les indications d’origine et le « Made in », qui n’a jamais semblé aussi fort ;
  • au souhait de nombreuses filières de l’économie française de mieux promouvoir lemaintien d’activités productives en France.
Le label « Garantie Origine France » est promu par l’association Pro France créée pour l’occasion et dirigée par Antoine Veil.
Les entreprises souhaitant recourir au label devront au préalable se faire certifier.
Au delà de l’initiative encourageante pour les entreprises françaises, il est intéressant de noter que :
1 – le besoin de défendre des productions nationales augmente dans un contexte de mondialisation où les économies sont interconnectées ;
2 – le choix d’un avantage concurrentiel basé sur la qualité est propre aux économies occidentales, face à la montée de nouvelles puissances économiques comme les BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine) ;
3 – la défense des savoir-faire et de l’emploi dans un périmètre national est primordiale pour assurer une certaine autonomie, même au niveau de l’Europe ;
4 – l’élaboration d’une stratégie n’a pu se faire que grâce au traitement de sources humaines, au travers d’interviews ;
5 – l’opération ne pourra se réaliser qu’à la condition de limiter les failles informationnelles grâce à la certification.
Le dispositif de valorisation « Origine France Garantie » est un bon exemple de démarche d’IE, appliquée aux ressources nationales !