Catégorie : Trucs & Astuces

Récupérer un contenu web disparu via les réseaux sociaux

Que celui qui n’a jamais perdu le contenu d’une page web lève la main ?!?! Classique, énervant, entêtant, voire carrément pénalisant… Dans leur publication «Resurrecting My Revolution Using Social Link Neighborhood in Bringing Context to the Disappearing Web», Hany M. SalahEldeen and Michael L. Nelson démontrent qu’il est possible de retrouver (en partie) le contenu d’une page web en étudiant des contenus relatifs au lien indisponible. Comment ? Ils utilisent les réseaux sociaux pour retrouver des messages relatifs à un message d’origine (contenant le lien désormais inactif). Par exemple, avec Topsy, ils cherchent la ressource manquante, puis consultent les tweets en relation avec celle-ci. Ensuite, les termes fréquemment relevés sont entrés dans Google : ce moteur propose à son tour des résultats comprenant des documents censés remplacer – en partie – le contenu perdu… Ainsi, les chercheurs ont réussi à «récupérer» un contenu similaire à 70 % à celui de la page web d’origine. Et ce pour 41% des liens perdus qu’ils ont testé. En somme, l’idée consiste à retrouver des données perdues à partir de traces laissées sur le web social. Au cours de leurs investigations, les chercheurs ont aussi constaté que des contenus disparus réapparaissent à l’occasion de la réactivation d’un compte utilisateur momentanément suspendu ou d’un nom de domaine interrompu, puis restauré.

On peut tout simplement éviter ce genre de mésaventure en copiant/collant le contenu d’une page web dans un traitement de texte (Word, Google Drive, etc.) ou s’envoyer l’adresse du lien et son contenu par messagerie électronique.

Source : atelier.net

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Innovation : savoir adapter son modèle

Partant d’exemples connus du grand public, François Chopard (cabinet Oliver Wyman Delta) propose des profils d’innovation des entreprises. Parmi ceux-ci  :

  • le profil « Game Changer » comme Apple, Google ou encore SAP qui fait rêver, mais dont la prise de risque est à la hauteur de l’ambition ;
  • le profil « Créateur » qui consiste à intégrer les mouvements du marché et à lui proposer des offres sur mesure, au bon moment ;
  • le profil « Intégrateur » qui considère l’innovation comme un portefeuille d’options géré selon les opportunités industrielles ou financières;
  • le profil « Développeur » qui, en s’appropriant des innovations d’un marché, est capable de les transposer à d’autres secteurs industriels.

Sur la base de son expérience, il a ainsi développé une vingtaine de profils, divisés en 2 catégories, les innovateurs pérennes et les innovateurs non-pérennes.

Il a également identifié 4 règles d’or pour passer d’un modèle d’innovation à un autre :
  • Connaître le modèle d’innovation actuel, sa stabilité dans le temps et sa cohérence avec le marché et la stratégie ;
  • Concevoir son modèle d’innovation cible en cohérence avec sa vision et sa stratégie, en s’assurant qu’il soit accessible ;
  • Faire converger son équipe dans cette démarche ;
  • Identifier les leviers prioritaires pour passer du modèle actuel au modèle ciblé.
Ainsi, selon l’auteur de cet article, connaître son modèle d’innovation actuel ne suffit pas. Encore faut-il savoir le faire évoluer en fonction de sa stratégie et de son environnement, pour rester compétitif et se développer.
L’itération de la démarche – en lien avec le marché et la stratégie – montre que la passage d’un modèle d’innovation à un autre peut être (en partie) mené à travers une démarche d’intelligence économique, tant en interne, qu’en externe.
Source : Les Echos

Cellule de veille express

Dans le domaine de l’intelligence économique, bien souvent, la ressource financière suit inversement la courbe du temps : plus le délai d’obtention est bref, plus le coût est élevé. Et pour monter une véritable cellule de veille, il n’y a pas de secret, il faut investir… du temps ou de l’argent !

Alors, pour tous les chefs d’entreprise qui veulent maîtriser les risques tout en maîtrisant leur budget et leur temps, voici quelques « trucs et astuces » rapides.

Avant toute chose, il est essentiel de :

  • Ne pas confondre la veille, qui est une démarche récurrente de surveillance du marché, et une recherche ponctuelle d’informations (sur un concurrent, un fournisseur, un prospect, un produit, etc.) ;
  • Accepter de consacrer du temps pour collecter, évaluer et trier les informations ;
  • Délimiter ses besoins en information de façon ciblée : références produits, raison commerciale, technologies des concurrents.

Ensuite, on peut recourir à des outils simples et gratuits :

  • Les métamoteurs pour effectuer des recherches sur plusieurs moteurs de recherche de façon simultanée, à partir d’une liste de mots-clés que vous aurez préalablement établie (Metacrawler par exemple) ;
  • Les moteurs de recherche pour trouver facilement des informations techniques en précisant « www.nomduconcurrent.com » et en sélectionnant « PDF » dans « format de fichier » dans les « recherches avancées » (Google ou Yahoo par exemple);
  •  Les « trackers » pour surveiller des sites particuliers à votre demande, puis vous alertent à chaque modification (Trackengine.com) ;
  • Les lecteurs de flux RSS pour suivre les mouvements du web sur des sujets génériques (comme Google Reader ou Feed Demon) ;
  • Les archives du web pour retrouver les pages supprimées d’un site internet (comme www.archive.org).
Toutefois, collecter de l’information sur internet, exige quelques précautions d’usage et de bons sens :
  • Recoupez les informations pour éviter de tomber dans les pièges de l’intox !
  • Pensez à consulter vos collaborateurs : plus de 50% de l’information que vous recherchez est entre leurs mains !
  • N’excluez pas les sources classiques telles que la presse professionnelle et la presse locale.
Avant tout, la veille est question de méthode… Ne l’oubliez pas !

Source : lentreprise.lexpress.fr

Le gouvernement planche sur deux outils

Quasiment deux ans (jour pour jour) après sa nomination au poste de Délégué interministériel à l’intelligence économique, Olivier Buquen a annoncé le lancement de deux outils pratiques destinés aux entreprises, dans la continuité des priorités rappelées par Eric Besson :

  • Un outil technique permettant aux entreprises d’évaluer leur degré de protection face aux différents types de menaces, gratuit et disponible d’ici la fin de l’année ;
  • Un « Guide du Routard de l’intelligence économique » destiné à sensibiliser les PME à l’intelligence économique, qui devrait être publié en 2012.

Deux outils pratiques ? Voilà sans doute un moyen supplémentaire d’attirer les PME vers une discipline indispensable à leurs projets, et pourtant largement inconnue, voire ignorée par les principaux intéressés…

Source : http://www.lemoci.com

Dix fiches pour protéger son Système d’Information

La protection de votre système d’information (SI) relève du bon sens : une avarie naturelle (incendie, dégât des eaux…), un vol de données et voilà votre activité quotidienne menacée par la perte ou la divulgation d’informations stratégiques. Les services de l’Etat – avec d’autres acteurs – ont édité un opus intitulé « Sécurité des systèmes d’information – guide pratique à l’usage des dirigeants ». Dix fiches, agrémentées de sources d’information relais – abordent simplement des questions pour mettre en  place des bonnes pratiques :

  • Evaluer l’importance de ses informations pour mieux les protéger ;
  • Quels outils pour une protection minimum du SI ?
  • Sécuriser son SI lors des déplacements professionnels ;
  • Gérer le courrier électronique indésirable ;
  • Comment sauvegarder vos données numériques ? ;
  • Les droits et obligations du chef d’entreprise en matière de sécurité du SI (SSI);
  • Externaliser une partie de son activité sans danger ;
  • Gérer et contrôler les accès aux données de l’entreprise ;
  • Prendre en compte et maîtriser le facteur humain dans la SSI ;
  • L’usage des réseaux sociaux dans l’entreprise.

Au-delà des informations pratiques, ce guide a le mérite de poser d’emblée LA question centrale : réfléchir à la valeur de l’information pour l’entreprise afin de hiérarchiser les données à protéger en fonction de leur importance stratégique, puis d’adapter une politique de sécurité adéquate.

Surveillé à l’insu de son plein gré

Voici un petit exercice à l’adresse de tous les incrédules (et ils sont encore nombreux !) pensant dur comme fer pouvoir surfer sur internet en toute innocence. Rendez-vous à la rubrique « Vos traces » du site de la CNIL et suivez un petit test édifiant : en 5 étapes, vous découvrirez comment l’univers du web, sous l’impression de facilité, masque une dure réalité : la surveillance discrète, mais active, de votre parcours internet. Sur une autre page consacrée au même sujet, la Cnil prévient : « …découvrez comment vous êtes pisté, tracé, profilé sur internet… » via votre adresse IP, les cookies, etc. Certes, il existe des proxi permettant de masquer sa navigation. Mais tout le monde n’est pas au courant !

« L’informatique doit respecter l’identité humaine, les droits de l’homme, la vie privée et les libertés » assène la signature de la CNIL.  Que de travail face à des géants numériques comme les entreprises Google, Facebook et consœurs !  D’autant que cette institution ne protège les citoyens que dans la mesure où ils se mobilisent eux-mêmes. Par exemple, en déposant des plaintes sur son site. Mais aussi en se comportant avec beaucoup de méfiance. Internet, c’est comme dans la vraie vie : il y a le meilleur comme le pire…

Voyage au pays des Réseaux Humains

Ce n’est pas le dernier film de Georges Lucas, mais le titre du livre de Jérôme Bondu, publié aux Editions Lavauzelle. Une approche complète et originale reflétant trois années d’enquête. Un guide complet et pratique de 400 pages pour développer ses réseaux relationnels, avec :

  • un abécédaire comprenant 26 clés d’entrée pour comprendre les réseaux ;
  • 130 témoignages (dirigeants d’entreprise, journalistes, chômeurs, etc.) constituant autant de points de vue sur ce que sont les réseaux sociaux et comment ils peuvent être utilisés  ;
  • un centre de ressources qui présente une liste de 100 réseaux d’influence, des index (réseaux, personnes, outils, pays), une bibliographie ainsi qu’une webographie.

Extrait

Question : quelle sera la place des réseaux physiques, réels, dans cet avenir numérique ?

 Réponse de Jean-Michel Billaut :

Je pense, contrairement aux idées ambiantes, que la rencontre réelle va perdre de son importance. D’abord parce ce que rencontrer quelqu’un implique de se déplacer. Aujourd’hui, si je veux donner rendez-vous à une personne qui ne se trouve pas dans un périmètre proche, je dois perdre en moyenne deux heures de transport. C’est le temps que me prend six interviews par webcam ! Le gain de temps sera une des motivations à l’utilisation extensive des nouvelles technologies. Ensuite, parce que ces technologies qui sont déjà très utiles, vont encore faire des progrès gigantesques. Ceux qui les voient comme des outils froids, n’envisagent pas le changement de périmètre qui va s’opérer avec le remplacement du fil de cuivre par de la fibre optique. Le débit va être énorme et va permettre de dépasser la frontière numérique actuelle.  Un exemple de progrès : on pourra avoir de très grands écrans, en matière souple, que l’on pourra coller sur un mur, un plafond, un sol,… Le salon pourra devenir une véritable bulle virtuelle. Les images que l’on pourra capter seront en 3D (trois dimension) et en haute définition, en plus d’être livrées en haut débit naturellement. L’expérience de la rencontre sera complètement différente de ce que l’on connait aujourd’hui (…). Alors bien sûr, on ne pourra pas serrer la main, sentir la chaleur ou la force de la poigne, mais on en sera pas loin. Et les avantages seront tellement supérieurs aux inconvénients, que l’appropriation va être rapide. L’usurpation d’identité va évidemment se répandre. Mais il y aura des techniques pour pallier à cette nouvelle forme de piraterie (…) Nous allons changer de civilisation. Nous arrivons dans une période qui va être très dense durant laquelle beaucoup de gens vont y perdre leur latin. Nous allons assister à une explosion de la technologie dont on ne sait pas ce qu’elle va engendrer (…)

Portail de l’IE : lancement de la V2

Dans la foulée des Etats Généraux de l’IE et de l’annonce de la création de l’Institut International de l’Intelligence Economique, l’équipe du Portail de l’IE (initié par l’Association des Anciens Elèves de l’Ecole de Guerre Economique) a lancé la version V2  du portail.

En plus d’un suivi toujours plus optimisé de l’actualité des sujets liés à l’intelligence économique, le portail offre désormais – grâce à la contribution de spécialistes :

  • une approche sectorielle :  énergie, défense, aéronautique, BTP, PME…
  • une approche géographique :  Europe, Russie, Afrique, Asie, Amérique du Nord, etc.

 Il est complété d’une rubrique « outils », de fiches métiers et d’une cartographie du marché.

 Ces différentes portes d’entrées, pour les novices comme les spécialistes, n’ont qu’un seul but : offrir une vision élargie de l’univers de l’intelligence économique. A consommer sans modération !


Surveiller les noms de domaine

La veille facilite la détection de signaux faibles. Identifés, recoupés, analysés, ils donnent du sens aux comportements des acteurs. Ainsi, la surveillance de l’achat de noms de domaine par une entreprise peut constituer un petit signe numérique sur ses intentions : ce concurrent va-t-il lancer une autre marque ? Se prépare-t-il à investir un nouveau territoire géographique ? Numérique ? Cet exercice aide tout autant à la compréhension de l’univers sémantique d’une entreprise – les noms de société, de marque, de produit, de service sont en effet rarement choisis au hasard… Il est également envisageable de gêner un concurrent en déposant avant lui d’autres noms de domaine ! Cela peut encore donner des idées créatives quand on cherche un nouveau nom pour sa société, ses produits et services. Pourquoi s’en priver ? L’excellent blog Outils Froids évoque deux outils, l’un gratuit, Searchprobiz, l’autre payant, Domaintools. Il en existe sans doute d’autres.

Une fois les noms de domaines identifiés, avec whois.net, afnic.fr, gandi.net, etc. vous pouvez en savoir plus sur l’empreinte numérique laissée lors des enregistrements – date de création, nom du propriétaire, son adresse, son téléphone, etc. Loin d’être négligeable, cette micro-veille permet de mieux cerner son environnement concurrentiel. Et d’anticiper ses évolutions.

Source : Outils Froids

Réussir grâce aux réseaux sociaux

Aujourd’hui, faire du « business » sans s’appuyer sur les réseaux sociaux est quasiment un non-sens. L’entregent, la mise en relation, le partage d’information, la mutualisation des expériences, etc. sont des pratiques aussi vieilles que le commerce. Seules les modalités changent en s’adaptant aux besoins, mais aussi aux technologies.

– S’adapter aux besoins des entrepreneurs : en témoigne l’initiative dans le Nord Pas-de-Calais, au 40, rue Eugène Jacquet (à Marcq en Baroeul) où est née une dynamique innovante de réseau : en un même lieu, sont réunis le Medef régional, des pôles de compétitivité, des syndicats, des experts… Les entrepreneurs peuvent accéder à des services de ressources humaines, de veille économique, d’appui juridique ou encore d’espaces de réunions. Le site Entreprises & Cités vient de bénéficier de 7 M€ pour se doter d’une salle de 1 000 places. Jean Pierre Guillon, Président du Medef régional, est présenté comme l’homme des réseaux par excellence dans la région.

– S’adapter aux technologies : par exemple,  à travers le développement des réseaux sociaux… qui ne sont pas que virtuels ! Au cas où vous l’auriez oublié ou que vous souhaitiez approfondir le sujet, lisez le tout dernier livre publié par Larousse « Réussir grâce aux réseaux sociaux » écrit par Michelle Jean-Baptiste et Hervé Lassalas. Avec beaucoup de simplicité, ces deux praticiens des réseaux vous expliquent pourquoi, mais surtout comment adapter les bonnes attitudes pour surfer sur la vague des réseaux, à partir de leur propre expérience. Un livre bien construit, pratique et plein d’humour.

Faire de l’intelligence économique, c’est aussi s’inspirer des bonnes pratiques des autres. A pratiquer sans modération, surtout quand les initiatives sont bonnes !