Quelques données sur les pratiques de veille en 2012

Digimind a publié récemment son « Baromètre des pratiques de veille 2012 » visant à cerner les tendances des entreprises en matière de veille stratégique. Même s’il faut toujours considérer ce genre d’étude avec prudence (en effet, la constitution de l’échantillon, la formulation des questions et le panel des répondants conditionnent fortement les résultats), il n’en demeure pas moins intéressant d’appréhender les principaux enseignements d’un point de vue qualitatif (et non quantitatif).

Ainsi, les répondants annoncent que la veille concurrentielle est l’un des axes clés de leur activité. Surveiller la concurrence est donc la problématique centrale traitée par les dispositifs de veille, avec l’anticipation des évolutions de leur secteur d’activité et la surveillance de menaces potentielles.

Le manque de temps et de ressources humaines sont les obstacles majeurs des cellules de veille stratégiques, sans oublier les contraintes budgétaires et l’identification des sources pertinentes. Parmi ces sources, la presse en ligne, les magazines, les sites web des entreprises et les agrégateurs d’actualité sont surveillés quotidiennement, au détriment des forums et des groupes de discussions. Mais aujourd’hui, la grande majorité des répondants suivent les réseaux sociaux (Twitter, Facebook et LinkedIn) pour trouver de l’information relative à leurs concurrents, aux évolutions de leur secteur d’activité, aux tendances de consommation, etc.

Le nombre d’heures moyen consacrées à la recherche d’informations sur le web est de 15 h par semaine, certaines cellules de veille passant jusqu’à 70 heures sur cette seule activité… Pratiquement tous les répondants utilisent des moteurs de recherche généralistes comme Google et Bing pour collecter de l’information stratégique. Beaucoup utilisent également des agrégateurs de flux RSS comme Google Reader et les agrégateurs d’actualité comme Factiva et Lexis Nexis. Mais seulement la moitié des répondants déclarent utiliser un logiciel de veille intégré. Quant à la diffusion de l’information stratégique au sein d’une organisation, la méthode préférée demeure l’e-mail, devant la rédaction de rapports et les réunions.

En conclusion, le baromètre souligne que la grande majorité des répondants semblent satisfaits de la performance de leurs équipes, ce qui explique sans doute que beaucoup d’entre eux déclarent planifier en ce moment des projets de veille stratégique. Pour le moins, voilà qui souligne l’importance croissante de cette activité pour les organisations…

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