La D2IE en soutien à l’innovation

Entre la sortie d’un libre blanc pour la recherche, et la signature de conventions avec l’INPI et l’AFNOR, le printemps est riche pour la Délégation interministérielle à l’intelligence économique (D2IE).

Sorti le 14 mars dernier, « le guide de l’intelligence économique pour la recherche » est destiné aux chercheurs publics (universités, écoles, organismes de recherche et fondations). Par la diffusion de bonnes pratiques, cet ouvrage compte, d’une part mieux valoriser l’innovation afin de réduire le fossé entre la sphère universitaire et la sphère industrielle ; d’autre part, contribuer à la protection de cette innovation contre le « captage ». En effet, le secteur de la recherche serait devenu – en 2011 – d’après Olivier Buquen, le responsable de la D2IE, le deuxième secteur pillé derrière l’aéronautique, alors qu’il ne serait jamais apparu dans le top 5 jusqu’à présent…

Dans sa préface, Laurent Wauquiez, Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, écrit  : « La recherche publique est le principal vecteur de création de savoir et joue à ce titre un rôle primordial pour l’économie d’un pays » ; il rappelle en outre que ces dernières années, le gouvernement a consacré 22 milliards d’euros au travers du programme d’investissements d’avenir pour le renforcement de la productivité, l’innovation, l’accroissement de la compétitivité et l’emploi, lancé le 14 décembre 2009.

Une semaine après, le 20 mars, le Ministère de l’Industrie, de l’Energie et de l’Economie numérique, signait trois conventions bilatérales entre la Délégation interministérielle à l’intelligence économique, l’Institut national de la propriété industrielle et le Groupe AFNOR afin de renforcer leur coopération en matière de la sensibilisation des entreprises et des établissements de recherche aux problématiques sur lesquelles elles interviennent.

Ces conventions sont définies autour de 3 axes :

  • l’accompagnement des entreprises – en particulièrement les PME – dans leur démarche d’innovation (protection et diffusion) ;
  • le développement d’actions de sensibilisation, de formation et d’outils pédagogiques communs ;
  • le renforcement de leur coopération en matière de prospective et de veille stratégique, au travers d’échanges d’informations plus systématiques.

Deux événements qui illustrent le renforcement de la politique d’intelligence économique, inscrit dans la circulaire du Premier ministre du 15 septembre 2011, et qui s’est déjà illustré par :

  • la définition et la mise en œuvre d’une politique d’intelligence économique dans les pôles de compétitivité ;
  • l’adoption en janvier 2012, par l’Assemblée nationale, d’un dispositif de protection du « secret des affaires » ;
  • le lancement, également en janvier 2012, d’un plan d’actions pour mieux défendre les intérêts français dans la « bataille des normes ».
Soulignons que la doctrine d’intelligence économique française, caractérisée par une forte implication du gouvernement, demeure un modèle original qui intéresse d’autres pays, et notamment la Chine

Sources : Les Echos et le communiqué de presse du 20/03/12 du Ministre chargé de l’industrie, de l’énergie et de l’économie numérique

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