La compétitivité : une question de doctrine

Pour l’OCDE, la compétitivité désigne « la capacité d’entreprises, d’industries, de régions, de nations ou d’ensembles supranationaux de générer de façon durable un revenu et un niveau d’emploi relativement élevés, tout en étant et restant exposés à la concurrence internationale ».

La compétitivité est donc entendue comme étant l’aptitude pour une entreprise, un secteur ou l’ensemble des entreprises d’une économie à faire face à la concurrence :

  • soit par sa capacité à augmenter ou maintenir ses parts de marché ;
  • soit par sa capacité à satisfaire la demande intérieure et/ou mondiale pour un secteur d’activité ou un pays.

Pour le Forum Economique Mondial, la compétitivité est « un ensemble d’institutions, de politiques publiques et de facteurs qui déterminent le niveau de productivité d’un pays » reposant sur les 12 piliers de la compétitivité :

  • Les institutions ;
  • Les infrastructures ;
  • L’environnement macroéconomique ;
  • La santé et l’éducation primaire ;
  • L’enseignement supérieur et la formation professionnelle ;
  • L’efficience du marché des produits ;
  • L’efficience du marché du travail ;
  • Le développement des marchés financiers;
  • Le développement (ou agilité) technologique ;
  • La taille du marché ;
  • La sophistication des activités commerciales ;
  • L’innovation.
Sur cette base, le rapport sur la compétitivité mondiale propose un indice de compétitivité mondiale composé de 113 critères (34 données statistiques fournies par les organisations internationales et 79 critères issus de réponses aux enquêtes de perception auprès de 15 000 cadres et dirigeants d’entreprises dans 139 pays).
Sous cet angle d’analyse, les pays européens sont relativement bien classés puisque parmi les 10 premières économies on retrouve en 2010/2011 6 pays européens. La Suisse occupant la 1ère position, la France occupant la 15ème place.
Un regard critique doit toutefois être porté au classement selon qu’on l’analyse de façon absolue ou relative (évolution), mais aussi en fonction de méthode choisie, elle même critiquée, dès le début, par certains économistes français.
En matière de classement mondial, chacun sait que les auteurs cherchent bien souvent à se montrer sous leur meilleur jour !
Source : Melchior
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