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Archives de la catégorie ‘Tendance’

« Opinions en ligne » : investir dans l’expertise humaine

Dans Entreprises, Médias sociaux, Tendance, Veille le 25 janvier 2013 à 06:25

Photo D. Boullier

Trois questions à… Dominique Boullier, Coordonnateur scientifique du médialab de Sciences Po.

Moins d’un an après la sortie de votre ouvrage écrit en collaboration avec Audrey Lohard « Opinion mining et sentiment analysis – méthodes et outils », où en sommes-nous ?

Chaque année ou presque, on assiste à un phénomène d’emballement : Second life, Facebook, Twitter, etc. Concernant la fouille de l’opinion, on sort d’une époque de « hype » (à la mode, ndlr) qui a duré 2 ans : tous les professionnels du marketing, de la veille et d’autres domaines voulaient proposer une prestation de ce type à leurs clients. Quitte à prendre n’importe quelle solution disponible sur le marché.

D’aucuns ont laissé croire aux clients qu’on allait pouvoir tout automatiser, avoir une vision globale de l’e-réputation de leur(s) marque(s), avec des données interprétées sur-le-champ, etc. Et même sortir du chapeau des pistes d’actions stratégiques ! Déçus, certains n’en font plus, pensant que tout cela ne vaut rien, en définitive.

Pourquoi ce retour de balancier ?

Il y a une telle habitude au stress, une urgence à trouver des réponses immédiates à une situation donnée que les gens ne pensent plus stratégiquement ! Donc ils essaient des choses en espérant la solution miracle… En vérité, ce genre de logiciels – servant à "fouiller" le web, détecter des opinions et analyser leurs tonalités – doit être utilisé avec précaution. D’emblée, il faut dire la vérité au client : il est illusoire d’en attendre tout. Mais, on va sans doute pouvoir identifier 5 ou 6 idées utiles stratégiquement. Ce qui n’est déjà pas si mal ! Or, même prévenu, le client est déçu. D’où la phase actuelle de désillusion…

Comment faire pour revenir à une vision plus réaliste ?

Il faut proportionner les attentes du client, définir les pré-requis et investir dans l’expertise humaine. En fait, avant de construire des requêtes amorçant l’analyse des tonalités d’opinions, on est obligé de se poser les bonnes questions : par exemple, de quoi est fait tel problème bancaire ? Si on n’est pas du secteur de la banque, on ne peut répondre à cette question. Il faut donc travailler de concert avec les experts du domaine pour construire les attributs d’un problème, à partir desquels on va pouvoir lancer des requêtes via un logiciel.

Or, les clients ne sont pas toujours dans cet état d’esprit. Leur posture consiste à demander des réponses beaucoup trop élaborées, par ailleurs sans consacrer d’expertise humaine en amont de la fouille du web, pendant le processus de recueil des données et ensuite pour analyser les informations recueillies. Ce qui est une erreur…

Veille : le profil des nouveaux usages

Dans Entreprises, Pays, Tendance, Veille le 17 septembre 2012 à 07:49

Le groupe de travail « Intelligence Economique et Economie de la Connaissance » du GFII a publié en juin dernier un opus instructif : "Nouveaux usages de la veille : 5 pratiques en émergence". Un livrable élaboré à partir de données bibliographiques, de retours d’expériences de veilleurs dans les grandes entreprises, mais également d’éditeurs de logiciels pour croiser la vision des utilisateurs avec celle des fournisseurs de solutions. Et de comprendre comment ces acteurs voient leurs activités évoluer à 3 ou 5 ans…

  1. La veille en temps réel permet de capter un corpus d’informations, sans décalage entre le moment de la production de l’input, du signal et sa diffusion vers les médias. Une activité plutôt liée à la gestion de crise imposant une réaction la plus proche possible de la détection de l’événement. Ce type de veille s’impose, car le web est devenu un espace de prise de parole aplanissant l’espace-temps. D’une part, il s’agit de ne pas laisser passer l’information essentielle, de l’autre être en mesure de réagir immédiatement. Avec la multiplication des sources sous surveillance et donc des données récupérées, cette veille accroit un phénomène de saturation chez les professionnels de l’information (ou "information overload")… Pour limiter cette saturation, il faudra pouvoir compter sur les progrès de la recherche sémantique afin d’ajouter du sens aux résultats par l’analyse des sentiments, mais également optimiser la lecture et le processus d’analyse de l’utilisateur grâce aux restitutions visuelles et autres graphes de corrélation.
  2. La veille sur les réseaux sociaux, des réseaux centrés sur l’individu et ses opinions : ici, la veille entre de plain-pied dans la collecte et l’analyse des données participant à la construction de la réputation d’entreprise et de marque, la prévention d’attaques réputationnelles, mais également le suivi d’actions marketing et de communication via les opinions exprimées ou encore compléter l’habituelle veille concurrentielle par une veille RH (LinkedIn, Viadeo…). Selon le groupe de travail, l’avenir de cette veille "sociale" va dans le sens d’une multiplication des connexions internes à l’entreprise comme avec l’externe, la capacité d’acquisition de l’information utile via la contribution d’un nombre croissant de collaborateurs aux processus de veille à travers les réseaux sociaux d’entreprise, la généralisation des outils de curation grâce auxquels chacun fera de la veille, la pratique d’une co-innovation par la veille des communautés hyper spécialisées, etc.
  3. La veille multimédia (blogs, journaux, vidéos, forums, réseaux sociaux, presse en ligne, etc.) afin de pouvoir veiller sur tous les supports ou types d’information (papier, électronique, télé, radio, etc.) à partir d’un seul outil et de faire ainsi une veille à 360°… Pour être efficace, c’est-à-dire filtrer les (seules) informations dont l’organisation a besoin, il faudra une centralisation des données issues de tous les supports sur des interfaces uniques. La progression des technologies de la reconnaissance vocale (speech-to-text) pour les données issues de la radio ou de la vidéo devrait être un levier majeur d’amélioration de la mise à disposition du multimédia dans des solutions globales…
  4. La veille multilingue hautement stratégique, car la compétitivité des entreprises dépasse souvent les frontières d’un pays, devant s’affranchir des barrières linguistiques (avec la difficulté de maîtriser les aspects culturels…). Il faut donc disposer d’un outil de veille multilingue particulièrement pointu : collecte et/ou surveillance de sources multilingues avec traitement des caractères latins, chinois, arabes etc., catégorisation automatique des contenus par langue, dictionnaires multilingues intégrés, interface multilingue de consultation personnalisable, moteur de recherche sémantique proposant des fonctionnalités de recherche cross-lingue permettant l’interrogation de corpus multilingues à partir d’une requête monolingue…
  5. La cartographie (et représentation visuelle) de l’information permet de structurer l’information et de représenter visuellement des stocks et des flux. Elle offre ainsi une manière pertinente de lire et d’analyser les données, facilitant ainsi le travail de synthèse et de capitalisation du veilleur. Sans oublier sa valeur prospective avec la détection d’indices, de signes, de signaux faibles utiles pour anticiper l’environnement, repérer les menaces et saisir les opportunités. L’avenir préfigure davantage de visualisation en temps réel, en 3D, avec des cartes multicouches, de la fouille de textes (text-mining)…

Ces tendances de fond – qui consistent en somme à veiller partout et tout le temps – mettent en exergue l’indispensable progression technique des outils automatisés de surveillance et de représentation. Mais elles soulignent surtout leur corollaire : la capacité humaine à analyser – avec diligence et intelligence – les informations utiles aux décideurs…

Quelques données sur les pratiques de veille en 2012

Dans Entreprises, Tendance, Veille le 29 août 2012 à 15:44

Digimind a publié récemment son "Baromètre des pratiques de veille 2012" visant à cerner les tendances des entreprises en matière de veille stratégique. Même s’il faut toujours considérer ce genre d’étude avec prudence (en effet, la constitution de l’échantillon, la formulation des questions et le panel des répondants conditionnent fortement les résultats), il n’en demeure pas moins intéressant d’appréhender les principaux enseignements d’un point de vue qualitatif (et non quantitatif).

Ainsi, les répondants annoncent que la veille concurrentielle est l’un des axes clés de leur activité. Surveiller la concurrence est donc la problématique centrale traitée par les dispositifs de veille, avec l’anticipation des évolutions de leur secteur d’activité et la surveillance de menaces potentielles.

Le manque de temps et de ressources humaines sont les obstacles majeurs des cellules de veille stratégiques, sans oublier les contraintes budgétaires et l’identification des sources pertinentes. Parmi ces sources, la presse en ligne, les magazines, les sites web des entreprises et les agrégateurs d’actualité sont surveillés quotidiennement, au détriment des forums et des groupes de discussions. Mais aujourd’hui, la grande majorité des répondants suivent les réseaux sociaux (Twitter, Facebook et LinkedIn) pour trouver de l’information relative à leurs concurrents, aux évolutions de leur secteur d’activité, aux tendances de consommation, etc.

Le nombre d’heures moyen consacrées à la recherche d’informations sur le web est de 15 h par semaine, certaines cellules de veille passant jusqu’à 70 heures sur cette seule activité… Pratiquement tous les répondants utilisent des moteurs de recherche généralistes comme Google et Bing pour collecter de l’information stratégique. Beaucoup utilisent également des agrégateurs de flux RSS comme Google Reader et les agrégateurs d’actualité comme Factiva et Lexis Nexis. Mais seulement la moitié des répondants déclarent utiliser un logiciel de veille intégré. Quant à la diffusion de l’information stratégique au sein d’une organisation, la méthode préférée demeure l’e-mail, devant la rédaction de rapports et les réunions.

En conclusion, le baromètre souligne que la grande majorité des répondants semblent satisfaits de la performance de leurs équipes, ce qui explique sans doute que beaucoup d’entre eux déclarent planifier en ce moment des projets de veille stratégique. Pour le moins, voilà qui souligne l’importance croissante de cette activité pour les organisations…

Internet : les sites dominant le monde

Dans Pays, Tendance le 23 juillet 2012 à 11:04

Quels sont les outils de recherche qui dominent l’internet d’aujourd’hui ? La carte publiée ici représente l’état des forces concurrentielles en présence. Résultant de l’analyse du site classé en première position dans chaque pays par Alexa (une entreprise américaine fournissant des statistiques sur le trafic du web mondial), elle révèle quelques surprises : d’abord, Facebook ne domine pas les deux continents américains, ni même l’Europe… au profit de Google. Logiquement, Yandex en Russie et Baïdu en Chine s’imposent dans leur univers linguistique respectif. Quant à @mail, il s’agit d’un portail et moteur de recherche russe dominant au Kazakhstan et en Ouzbékistan. Ensuite, l’autre grande surprise est la prédominance de Yahoo! au Japon et… au Cameroun. Enfin, Facebook se taille la part belle en Afrique, un choix plutôt logique vue l’approche communautaire de nos amis africains. En somme, à part quelques particularités régionales, la domination des compagnies américaines est imposante, confirmant l’hégémonie de l’univers anglo-saxon et par conséquent de l’anglais. Outil de recherche et de veille, internet se révèle être aussi un formidable outil d’influence culturelle…

Médias sociaux : 6 profils d’internautes américains

Dans Réseaux, Tendance le 6 juillet 2012 à 11:46

Souvent réducteurs, parfois caricaturaux, les profils de consommateurs identifiés par les études de marché n’en demeurent pas moins intéressants. Ne serait-ce que pour explorer et analyser des tendances de comportements.

Le livre blanc publié par Aimia sur les utilisateurs américains des médias sociaux (« Identifier, comprendre et influencer les utilisateurs des médias sociaux ») vaut le coup d’œil surtout parce que les tendances observées outre-atlantique préfigurent souvent ce qui se passe ailleurs, plus tard.

Aimia a d’abord conçu un modèle censé représenter l’usage des médias sociaux selon 2 critères : le niveau de participation et le niveau d’exposition de l’internaute. L’idée sous-jacente : plus l’internaute a confiance dans les réseaux sociaux, plus il y participe (confiance = participation) ; et plus l’internaute pense maîtriser son activité sur les médias sociaux, plus il s’engage sur divers réseaux sociaux (maîtrise = exposition).

A partir de ce modèle, Aimia a retenu 6 profils différents d’internautes (américains) :

Le « No shows » : en moyenne 65 ans, revenus de 30 000 $, diplômé d’études secondaires, vivant seul, ne participant à aucune forme de média social ; il ne voit pas l’intérêt des médias sociaux…

Le « Newcomer » : 39 ans, revenus de 75 000 $, ayant fréquenté une université, marié, 2 enfants, utilisant Facebook et YouTube, connecté presque tous les jours, principalement observateur, publiant peu. Il est là pour rester en contact avec ses amis et retrouver d’anciennes connaissances…

Le « Onlooker » : 36 ans, 85 000 $, diplôme universitaire, marié, 2 enfants, connecté chaque jour, utilisant Facebook et YouTube, consommant du contenu via divers réseaux, mais partageant peu ; il est sur les médias sociaux pour se reconnecter avec des personnes et observer le comportement d’autres…

Le « Cliquer » : 47 ans, 95 000 $, diplômé de 3e cycle, marié, 1 enfant, utilisant Facebook et YouTube, connecté chaque jour, engagé activement sur un réseau auprès d’un cercle restreint d’amis (et la famille) ; il est principalement sur Facebook pour publier des photos et commenter les vidéos et photos d’amis…

Le « Mix-n-Mingler » : 27 ans, 95 000 $, diplômé de 3e cycle, marié, 1 enfant, utilisant Facebook, Twitter et LinkedIn, connecté plusieurs fois par jour, et activement engagé sur plusieurs réseaux sociaux auprès de divers groupes ; il est là pour échanger avec les amis et la famille, y compris de nouvelles personnes rencontrées en ligne…

Le « Spark » : 24 ans, 80 000 $, poursuivant des études, vivant avec en couple, utilisant Facebook, Twitter et les blogs, toujours connecté, utilisant divers médias sociaux. Il est présent pour échanger continuellement avec ses amis et de nouveaux contacts. Les médias sociaux lui permettent d’affirmer sa personnalité et de s’amuser…

A partir de cette segmentation, Aimia suggère que les entreprises peuvent mieux cibler leurs investissements marketing en construisant des relations clients fondées sur le comportement des internautes vis-à-vis des médias sociaux…

"Opinions en ligne" : le débat est ouvert

Dans Entreprises, Les mots de l'IE, Tendance, Veille le 6 avril 2012 à 07:43

Opinion mining et sentiment analysisAvec leur livre numérique “Opinion mining et Sentiment analysis – Méthodes et outils” (openedition press – mars 2012), Dominique Boullier et Audrey Lohard font le point (à fin 2011) sur les offres technologiques et commerciales concernant "la fouille de l’opinion"(1) et "l’analyse des tonalités"(2) des verbatims recueillis sur le web. Dans la logique du web 2.0 qui est au cœur de leur investigation, le médialab de Sciences Po et openedition press inaugurent aussi une nouvelle méthode de production de livres augmentés : en effet, chercheurs, marketeurs, informaticiens, professionnels des études, etc. peuvent contribuer à nourrir leur réflexion en contribuant à ce livre numérique.

Sur le fond, il soulève beaucoup de questions liées aussi bien au recueil qu’à l’analyse et à l’interprétation des verbatims recueillis sur le web. La liste serait trop longue tant l’ouvrage est dense et soutenu par de nombreuses références. Partant de l’historique et de l’état du marché – très convoité – de "la fouille de l’opinion" sur le web, les auteurs soulignent notamment la difficulté d’évaluer la pertinence des solutions avancées par les prestataires de services, les éditeurs d’outils logiciels ou les solutions en ligne pour l’analyse automatique. L’ouvrage fait aussi le point sur les controverses autour de l’analyse des tonalités des propos exprimés sur le web. Autrement dit, il résume les débats liés au traitement automatique des langues (TAL) face à la complexité du langage humain pour une machine. En outre, les auteurs expliquent clairement – et longuement – l’importance du choix et de la constitution de bouquets de sources, ainsi que la mesure de leur "influence" respective, pour constituer et traiter un "corpus" de travail. Concernant la "fouille de l’opinion" et l’analyse des tonalités (opinions positives, négatives, neutres), les auteurs assènent qu’on ne peut faire trop confiance à la machine pas plus qu’on ne peut trop se fier à l’humain, tant l’une et l’autre sont susceptibles de se tromper : "La controverse selon laquelle les ordinateurs ne pourront jamais aussi bien comprendre le langage que les humains, et ne fourniront donc jamais d’aussi bons résultats en matière de classification des sentiments que les analystes humains, sous-entend une évidence supposée partagée. Celle que tout humain confronté à l’expression d’un sentiment l’interprétera de la même manière qu’un autre humain. Pourtant, plusieurs études semblent remettre en cause cette évidence supposée." (…) "Des annotateurs humains n’attribuent pas toujours la même polarité. Leur précision n’est pas de 100 %. Ils remarquent aussi que plus la polarité des mots est forte, plus les annotateurs seront d’accord entre eux et leur attribueront la même polarité". Et de conclure : "C’est pourquoi les demandeurs de solutions d’analyse de sentiment doivent clairement choisir entre deux priorités : soit obtenir un résultat grossier très rapidement, pour un usage quasi immédiat en vue de social media monitoring, soit rechercher une plus grande fiabilité de la réponse en analyse de la tonalité qui sera nécessairement plus longue". A méditer.

Informatique, linguistique, sciences politiques, sociologie, etc. la "fouille de l’opinion" et l’"analyse des tonalités" est à la croisée de nombreuses disciplines. Sans oublier le marketing, la communication, la veille, l’influence… Un sujet d’avenir à l’aube du web sémantique.

(1) Opinion mining – (2) Sentiment analysis

Premier livre blanc sur la gouvernance de l’information

Dans Formation, Les mots de l'IE, Tendance, Veille le 27 février 2012 à 10:04

Ce 22 février 2012 est parue la première édition du livre blanc sur la gouvernance de l’information avec pour exergue une citation d’Isaac Newton : « Les hommes construisent trop de murs et pas assez de ponts ». Une apostrophe qui résume l’esprit de cette étude menée en 2011.

En effet, ce document apporte une réflexion sur l’approche globale de l’information, afin de valoriser les liens entre les nombreux champs d’expertise du secteur. Il est le fruit de la collaboration d’une trentaine de personnes passionnées par le sujet.

Particulièrement riche, il analyse le rapport des entreprises françaises avec l’information et tout système permettant d’en établir la gestion, c’est-à-dire sa gouvernance. Il y traite de ses enjeux, de sa modélisation, des usages et des comportements, propose des référentiels et des méthodes, dresse quelques principes. Vous y découvrirez également la différence entre différentes formes de gouvernance (données, documentaire, d’entreprise, et évidemment de l’information).

Cette initiative, proposée par Jean-Pascal Perrein (3org Conseil SAS), sera reconduite en 2012, pour une seconde version, qui permettra sans aucun doute de commencer à comparer les tendances pour déceler les évolutions !

Pour télécharger gratuitement le livre blanc, cliquez-ici !

Le big data, c’est quoi ?

Dans Agenda, Chiffres, Les mots de l'IE, Réseaux, Tendance le 2 février 2012 à 21:01

L’expression "Big Data" fait référence à l’explosion du volume de données déversé sur internet. Si l’expression est apparue en 2008, le phénomène quant à lui est de plus en plus médiatisé. A l’époque, les internautes auraient déversé 480 milliards de Gigabytes sur la toile. 800 milliards deux ans plus tard.

Face à ce déluge, naviguer dans ce nouveau web demande une nouvelle science. Car en effet, non seulement le phénomène nécessite une redéfinition des ordres de grandeur (capture, stockage, recherche, partage, analyse), mais également l’appropriation de masses de données qui ne ressemblent en rien à ce qu’elles étaient. Désormais non structurées, les informations sont produites en temps réel de façon méta taguée (localisation, jour, heure), arrivant en flots continus et provenant de sources très disparates (téléphone mobile, capteurs, téléviseurs connectés, tablettes, PC fixes, PC portables, objets, machines).

Pas étonnant que le phénomène soit considéré comme l’un des grands défis informatiques de la prochaine décennie. Donner sens à ce déluge est encore une science à ses débuts. Les perspectives donnent le vertige, notamment en terme d’analyse d’opinions, de tendances industrielles, d’épidémiologie ou encore de la lutte contre la criminalité.

Face à cet eldorado numérique, les plus grands fournisseurs de solutions tels que Oracle, IBM ou plus récemment Microsoft, travaillent au développement d’offres permettant de traiter un volume très important de données répondant à ces nouvelles caractéristiques.

Et attendant que ces solutions soient à la portée de tous, pourquoi ne pas essayer Infomous, un outil simple qui permet de générer des cartographies sémantiques.

Pour celles et ceux que le sujet intéresse, ne ratez pas la première édition du Congrès BIG DATA 2012 qui se tiendra les 20 et 21 mars prochain à Paris, à la Cité Universitaire Internationale.

Source : Blog d’Henri Verdier

Think tanks : élections sous influence ?

Dans Entreprises, Politique Publique, Tendance le 12 janvier 2012 à 18:11

Think tank : élections sous influence ?En une dizaine d’années, le paysage associatif français a vu naître deci delà des organisations privées, réunissant des experts en vue de faire émerger de nouvelles idées. Venus tout droit des Etats-Unis, où ce type d’organisation prolifère depuis la seconde Guerre Mondiale, les think tanks (littéralement "Réservoirs d’idées") sont aujourd’hui environ 160 en France (190 en Allemagne, 300 au Royaume-Uni, 1500 aux Etats-Unis).

Associations, fondations ou groupe de réflexions, tous poursuivent un objectif commun : participer à la chose publique, sans pour autant intervenir politiquement ni chercher à prendre le pouvoir. Toutefois, à l’aube de cette nouvelle année 2012, et à l’approche des élections présidentielles et législatives (avec la possibilité – pour les français résidant hors de France – d’élire aussi leurs députés), la bataille des idées est lancée. Les cercles d’influence invités par les médias viendront proposer, débattre, échanger, défendre leurs approches. Mais à qui profite le crime ? Car, si le principe fondateur des think tanks est l’indépendance, comment peuvent ils la garantir lorsqu’ils sont sollicités par les partis politiques, d’autant plus quand ils sont créés par leurs représentants ?

Ces cercles de réflexion se sont constitués pour combler les carences des partis politiques en matière d’idées. Objectif atteint : ils nourrissent désormais leurs programmes, leur permettant de prendre en compte le pouls de la société civile dans leurs propositions. Liaisons sociales magazine (décembre 2011) souligne d’ailleurs que Barack Obama n’aurait peut-être pas été élu sans le soutien de deux d’entre eux : Le Brookings Institution et le Center for American Progress… Ne serait-ce pas finalement un simple moyen de séparer au sein des partis politiques l’organisation, des idées ?

En France, les exemples de think tanks "partisans" sont nombreux (à gauche Terra Nova, la Fondation Jean-Jaurès,… à droite l’Institut Montaigne, Fondapol). Et, si la fin justifie les moyens, la question du financement se pose dès lors que les entreprises privées peuvent délibérément apporter leur soutien financier, et parfois même recevoir en contrepartie des avantages fiscaux. Entre indépendance et influence, entre société civile et entreprises, la frontière est ténue.

Pour en savoir plus sur les "Réservoirs d’Idées",  rien de tel qu’une visite sur le site de l’Observatoire des Think-Tanks !

Source : Liaisons Sociales, Décembre 2011

Ruptures à l’heure des réseaux sociaux

Dans Réseaux, Tendance, Veille le 3 janvier 2012 à 18:39

Les grandes ruptures technologiques suscitent toujours des méfiances, des craintes, des peurs voire des rejets. En tout cas au moment de leur apparition. Il en va de même avec Internet et les réseaux sociaux. Aussi, prendre un peu de hauteur ne nuit pas à la compréhension des phénomènes à l’œuvre. Voilà le mérite du dossier réalisé par Dominique Cardon, sociologue au Laboratoire des usages d’Orange Labs et chercheur associé au Centre d’études des mouvements sociaux (EHESS). Publié par la Documentation française, « Internet et réseaux sociaux » (sorti en mai 2011) est un ouvrage à lire pour comprendre la diversité des usages et des enjeux engendrés par les réseaux sociaux de l’Internet. Nouveaux lieux de sociabilités, d’identités et d’échanges, ces réseaux numériques supplantent les frontières entre les informations médiatiques et les conversations ordinaires, la vie privée et la vie publique, le réel d’un côté et le virtuel de l’autre… Du coup, ils alimentent les critiques négatives : calculs dans les relations sociales des individus (comme s’ils n’existaient pas avant !), production de contenus médiocres par les internautes (comme si seuls des « professionnels » pouvaient produire de la qualité !)… D’autres critiques, plus positives, pointent du doigt un rééquilibrage du pouvoir en faveur des individus face aux médias d’information traditionnels et des politiques. Comme le souligne l’auteur, ce dossier s’attache à rendre compte des différentes interrogations sociologiques, juridiques et économiques soulevées par le succès massif des réseaux sociaux de l’Internet. Ajoutons que ce dossier permet de mieux appréhender la culture Internet et ses opportunités en matière de recherche d’information et de veille. Un dossier passionnant pour bien commencer l’année 2012. Meilleurs vœux à toutes et tous !

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