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Archives de la catégorie ‘Politique Publique’

L’intelligence économique au cœur de la compétitivité

Dans Entreprises, Les mots de l'IE, Politique Publique, Veille le 13 novembre 2012 à 05:56

Que vient faire au juste l’intelligence économique dans le débat sur la compétitivité ?

La question comme la réponse s’imposent encore, puisque beaucoup de chefs d’entreprise, de managers et d’opérationnels ne saisissent toujours pas forcément bien leurs intérêts à mettre en pratique la culture et les méthodes de l’IE dans leur organisation.

Servant à long terme l’orientation d’une organisation, la stratégie a pour objectif l’obtention et la mise en avant d’un avantage concurrentiel. Ce dernier permet à l’organisation (entreprise, association, collectivité…) de se différencier de ses « concurrents » et, par conséquent, d’être compétitive. Or, il faut souligner qu’un avantage concurrentiel est rarement définitif : l’enjeu pour une organisation consiste donc à le conserver de façon durable, l’améliorer, le renouveler… Ajoutons une autre caractéristique fondamentale de la stratégie : elle n’a de sens que si elle influence les décisions opérationnelles. Autrement dit, l’avantage stratégique doit se traduire par des gains réels dans l’activité quotidienne (parts de marché, chiffre d’affaires, marge, réputation,…).

Cet avantage concurrentiel peut être de nature diverse : soit matériel (une matière première comme des métaux rares, un lieu physique comme un point de vente, etc.) soit immatériel (un brevet, une forme d’organisation, etc.). Une fois identifié et obtenu, il faut le protéger : la protection de ces informations dites « sensibles » est le premier pilier de l’IE, son aspect le plus défensif, au service de la stratégie.

Ensuite, il faut se donner les moyens de conserver un avantage concurrentiel. Mieux, l’accroître. La veille, c’est-à-dire la surveillance de son environnement, tend vers cet objectif : qu’elle soit concurrentielle, réglementaire, commerciale, sociétale, réputationnelle,… la veille peut ainsi permettre d’identifier des (nouvelles) ressources et/ou compétences qui vont accroître l’avantage concurrentiel d’une organisation. Deuxième pilier de l’IE, à mi-chemin entre le défensif et l’offensif, la veille - qui n’est qu’un outil – est bien au service d’une stratégie (d’entreprise).

Enfin, l’avantage concurrentiel, facteur de différentiation doit être mis en avant et défendu afin que les parties prenantes de l’entreprise (fournisseurs, clients, partenaires, concurrents, etc.) agissent en faveur de ses intérêts : défendre ses atouts concurrentiels, les porter à la connaissance de son environnement, changer les comportements des parties prenantes de l’organisation, voilà les enjeux de la communication d’influence. Cette démarche résolument offensive est le troisième pilier de l’IE.

En somme, les trois piliers de l’IE s’avèrent indispensables à toute stratégie. Si la compétitivité est au cœur des débats actuels pour relancer l’économie française, l’intelligence économique aussi !

La D2IE en soutien à l’innovation

Dans Entreprises, Politique Publique le 26 mars 2012 à 12:42

Entre la sortie d’un libre blanc pour la recherche, et la signature de conventions avec l’INPI et l’AFNOR, le printemps est riche pour la Délégation interministérielle à l’intelligence économique (D2IE).

Sorti le 14 mars dernier, "le guide de l’intelligence économique pour la recherche" est destiné aux chercheurs publics (universités, écoles, organismes de recherche et fondations). Par la diffusion de bonnes pratiques, cet ouvrage compte, d’une part mieux valoriser l’innovation afin de réduire le fossé entre la sphère universitaire et la sphère industrielle ; d’autre part, contribuer à la protection de cette innovation contre le "captage". En effet, le secteur de la recherche serait devenu – en 2011 – d’après Olivier Buquen, le responsable de la D2IE, le deuxième secteur pillé derrière l’aéronautique, alors qu’il ne serait jamais apparu dans le top 5 jusqu’à présent…

Dans sa préface, Laurent Wauquiez, Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, écrit  : "La recherche publique est le principal vecteur de création de savoir et joue à ce titre un rôle primordial pour l’économie d’un pays" ; il rappelle en outre que ces dernières années, le gouvernement a consacré 22 milliards d’euros au travers du programme d’investissements d’avenir pour le renforcement de la productivité, l’innovation, l’accroissement de la compétitivité et l’emploi, lancé le 14 décembre 2009.

Une semaine après, le 20 mars, le Ministère de l’Industrie, de l’Energie et de l’Economie numérique, signait trois conventions bilatérales entre la Délégation interministérielle à l’intelligence économique, l’Institut national de la propriété industrielle et le Groupe AFNOR afin de renforcer leur coopération en matière de la sensibilisation des entreprises et des établissements de recherche aux problématiques sur lesquelles elles interviennent.

Ces conventions sont définies autour de 3 axes :

  • l’accompagnement des entreprises – en particulièrement les PME – dans leur démarche d’innovation (protection et diffusion) ;
  • le développement d’actions de sensibilisation, de formation et d’outils pédagogiques communs ;
  • le renforcement de leur coopération en matière de prospective et de veille stratégique, au travers d’échanges d’informations plus systématiques.

Deux événements qui illustrent le renforcement de la politique d’intelligence économique, inscrit dans la circulaire du Premier ministre du 15 septembre 2011, et qui s’est déjà illustré par :

  • la définition et la mise en œuvre d’une politique d’intelligence économique dans les pôles de compétitivité ;
  • l’adoption en janvier 2012, par l’Assemblée nationale, d’un dispositif de protection du « secret des affaires » ;
  • le lancement, également en janvier 2012, d’un plan d’actions pour mieux défendre les intérêts français dans la « bataille des normes ».
Soulignons que la doctrine d’intelligence économique française, caractérisée par une forte implication du gouvernement, demeure un modèle original qui intéresse d’autres pays, et notamment la Chine

Sources : Les Echos et le communiqué de presse du 20/03/12 du Ministre chargé de l’industrie, de l’énergie et de l’économie numérique

Réutilisation de l’info publique : le GFII avance 7 propositions

Dans Chiffres, Entreprises, Pays, Politique Publique le 21 février 2012 à 18:42

Les services publics du monde entier collectent une quantité considérable d’informations sur les personnes, les entreprises, les territoires, les objets, etc. Qu’il s’agisse d’informations juridiques, géographiques, scientifiques ou culturelles, celles-ci sont traitées, documentées, digitalisées, reproduites, et mises à disposition par ces services publiques à d’autres services publics, mais également des citoyens, des entreprises. En ce sens, les informations publiques constituent une véritable opportunité pour la conception de produits et services à valeur ajoutée.

En  2003, l’Union Européenne a adopté une directive pour "encadrer" la réutilisation des informations publiques par le secteur privé dans les 27 pays membres, comptant près de 500 millions d’habitants; un marché estimé à quelque 27 milliards d’euros. Car cette réutilisation est synonyme de  commercialisation et pas seulement de simples échanges entre services publics pour une simplification administrative. L’UE a donc fait le pari de développer le marché de l’information publique, porteur de croissance économique tout en le conditionnant au respect de plusieurs principes (transparence, libre concurrence, libre accès, non discrimination, numérisation progressive, bonne gestion publique et privée, respect des règles de protection des données personnelles, des droits de propriété intellectuelle, etc.).
 
 
Dans ce contexte, le Groupement Français de l’Industrie et de l’Information (GFII) qui agit depuis 1997 auprès de la Commission Européenne et des pouvoirs publics français sur la question, vient de proposer sept clés de succès pour la réutilisation des informations publiques en France :
  1. Définir une politique volontariste portée par une autorité administrative à caractère interministériel ;
  2. Initier une dynamique de diffusion par des opérateurs privés grâce à des formats interopérables et adaptés ;
  3. Garantir la pérennité des flux d’information avec engagement sur la périodicité des mises à jour et stabilité des formats ;
  4. Ouvrir les informations pour une offre complète et visible via un portail identifiant l’ensemble des informations produites par les organismes français ;
  5. Gratuité ou transparence tarifaire dans une logique de droit d’accès afin notamment de séparer clairement les missions de service public et les actions commerciales de l’Etat sur le marché concurrentiel de l’information ;
  6. Garantir les moyens des organismes pour assurer la qualité des informations à des fins de réutilisation ;
  7. Développer le dialogue entre producteurs et réutilisateurs.
Chacun comprendra aisément l’importance du sujet pour les acteurs de l’intelligence économique travaillant en toute légalité !

Source  : communiqué de presse du GFII du 30/01/12

Normalisation : pour un renforcement de l’influence française

Dans Entreprises, Politique Publique le 16 janvier 2012 à 19:20

Ce 11 janvier 2012, Olivier Buquen, Délégué Interministériel chargé de l’Intelligence Economique a remis à Eric Besson, Ministre chargé de l’Industrie, de l’Energie et de l’Economie Numérique un rapport intitulé "Les stratégies d’influence de la France dans le domaine de la normalisation internationale".

Rédigé avec un groupe d’experts issus du secteur privé et du secteur public, ce rapport rappelle que la normalisation contribue à 0,80% du PIB avec ses 15 milliards annuels de facturation. Cette tendance à la hausse s’expliquerait par :

  • le développement accéléré de la normalisation internationale;
  • la participations d’enceintes informelles au processus de normalisation;
  • la participation de plus en plus active de pays émergents.

D’après ce rapport, la France interviendrait sur le marché de façon relativement efficace grâce à un dispositif constitué de mesures, telles que le crédit d’impôt normalisation ou des subventions (depuis 2007 une quarantaine de projets a été soutenue pour un montant de 6,5 millions d’euros) et d’acteurs tels que l’AFNOR, des comités stratégiques dans chaque secteur d’activité ou des experts de l’administration française. Elle occuperait ainsi la 2ème place dans les instances européennes et la 3ème place au niveau mondial.

Ce rapport, qui vise clairement à renforcer la compétitivité de la France, avance 10 propositions :

  1. Mettre la problématique de normalisation à l’agenda de chacun des comités de filière de la Conférence nationale de l’industrie ;
  2. Inscrire les objectifs et les méthodes de la normalisation dans les formations des agents publics ;
  3. Mieux intégrer les agences publiques intervenant dans les domaines de la sécurité, de l’environnement et de la régulation des services d’intérêt public dans le dispositif français ;
  4. Evaluer et renforcer le dispositif mis en place par l’AFNOR et les bureaux de normalisation pour préparer, former, suivre et soutenir les acteurs français impliqués dans les instances internationales ;
  5. Développer l’échange d’informations au sein du Comité de coordination et de pilotage de la normalisation (CCPN) sur tous les aspects de la participation française aux instances stratégiques et techniques des organismes de normalisation ;
  6. Mobiliser les échelons extérieurs de la représentation de la France, à l’étranger comme dans les organisations internationales et européennes, aux enjeux élargis de la normalisation ;
  7. Mobiliser nos entreprises et les pouvoirs publics pour identifier la présence française au sein des nouveaux organismes européens et internationaux et dans les forums et consortiums de normalisation ;
  8. Organiser régulièrement des assises thématiques de la normalisation par grand secteur pour mieux sensibiliser et former nos représentants et nos experts ;
  9. Définir une stratégie d’influence spécifique au sein des instances européennes, sur les questions de normalisation ;
  10. Examiner la possibilité d’un alignement du crédit d’impôt normalisation sur le crédit d’impôt recherche, afin d’inciter les entreprises à une participation renforcée aux travaux des instances de normalisation.
Eric Besson semble déjà s’être prononcé en faveur de la plupart de ces propositions pour que les entreprises françaises restent "à l’avant-garde de la bataille des idées".

Source : http://www.economie.gouv.fr

 

Think tanks : élections sous influence ?

Dans Entreprises, Politique Publique, Tendance le 12 janvier 2012 à 18:11

Think tank : élections sous influence ?En une dizaine d’années, le paysage associatif français a vu naître deci delà des organisations privées, réunissant des experts en vue de faire émerger de nouvelles idées. Venus tout droit des Etats-Unis, où ce type d’organisation prolifère depuis la seconde Guerre Mondiale, les think tanks (littéralement "Réservoirs d’idées") sont aujourd’hui environ 160 en France (190 en Allemagne, 300 au Royaume-Uni, 1500 aux Etats-Unis).

Associations, fondations ou groupe de réflexions, tous poursuivent un objectif commun : participer à la chose publique, sans pour autant intervenir politiquement ni chercher à prendre le pouvoir. Toutefois, à l’aube de cette nouvelle année 2012, et à l’approche des élections présidentielles et législatives (avec la possibilité – pour les français résidant hors de France – d’élire aussi leurs députés), la bataille des idées est lancée. Les cercles d’influence invités par les médias viendront proposer, débattre, échanger, défendre leurs approches. Mais à qui profite le crime ? Car, si le principe fondateur des think tanks est l’indépendance, comment peuvent ils la garantir lorsqu’ils sont sollicités par les partis politiques, d’autant plus quand ils sont créés par leurs représentants ?

Ces cercles de réflexion se sont constitués pour combler les carences des partis politiques en matière d’idées. Objectif atteint : ils nourrissent désormais leurs programmes, leur permettant de prendre en compte le pouls de la société civile dans leurs propositions. Liaisons sociales magazine (décembre 2011) souligne d’ailleurs que Barack Obama n’aurait peut-être pas été élu sans le soutien de deux d’entre eux : Le Brookings Institution et le Center for American Progress… Ne serait-ce pas finalement un simple moyen de séparer au sein des partis politiques l’organisation, des idées ?

En France, les exemples de think tanks "partisans" sont nombreux (à gauche Terra Nova, la Fondation Jean-Jaurès,… à droite l’Institut Montaigne, Fondapol). Et, si la fin justifie les moyens, la question du financement se pose dès lors que les entreprises privées peuvent délibérément apporter leur soutien financier, et parfois même recevoir en contrepartie des avantages fiscaux. Entre indépendance et influence, entre société civile et entreprises, la frontière est ténue.

Pour en savoir plus sur les "Réservoirs d’Idées",  rien de tel qu’une visite sur le site de l’Observatoire des Think-Tanks !

Source : Liaisons Sociales, Décembre 2011

Ouverture de data.gouv.fr

Dans Chiffres, Politique Publique, Veille le 5 décembre 2011 à 15:33

L’état adore les statistiques. Tous les états en raffolent d’ailleurs. D’un côté, elles permettent de piloter les politiques publiques (a priori pour les définir, a posteriori pour les mesurer puis les ajuster). De l’autre, elles alimentent les discours politiques des gouvernants comme de leurs contradicteurs. Pour produire ces statistiques, l’état s’appuie sur des données, en partie publiques. Avec le lancement du portail www.data.gouv.fr, le gouvernement propose désormais quelques 350 000 données publiques en ligne sur des thèmes tels que le budget de l’état, l’environnement, la santé, la justice, les associations, la culture, etc.

Le portail du gouvernement s’en explique ainsi : « Faciliter l’accès et l’utilisation des informations publiques dans un souci de transparence, constitue une priorité de la politique de modernisation de l’Etat. La réutilisation de ces informations offre de larges opportunités à la communauté des développeurs et des entrepreneurs qui pourront les utiliser afin de proposer des services applicatifs innovants… ».

Cette volonté de transparence et de modernisation de l’état impose quelques réserves. D’abord, parce qu’à l’ère d’une soi-disant transparence, il faut se demander si l’important est ce que l’on voit ou… ce qui n’est pas donné à voir. La « transparence zéro » n’existe pas : elle cache toujours quelque chose. Ensuite, méfions nous des erreurs – intentionnelles ou non : les données demandent à être vérifiées, recoupées afin de s’approcher au plus près de la vérité. N’oublions pas également que la cybercriminalité fait des victimes, y compris au sein des états… Enfin, les chiffres ne veulent rien dire en soi, sortis de leur contexte. Trop souvent, ils sont utilisés comme effet d’annonce pour justifier un point de vue, une idéologie. En somme, si la démarche de l’état reste intéressante (ce portail va faciliter, en effet, la recherche d’informations et la veille pour les acteurs économiques), gardons l’esprit frais et vigilant pour estimer ces données à leur juste valeur !

Cloud Computing : gare aux mirages

Dans Entreprises, Les mots de l'IE, Politique Publique, Tendance le 4 novembre 2011 à 14:33

Levez les yeux au ciel… Imaginez les données numériques de votre entreprise, concentrées et suspendues dans un « nuage », disponibles à tout moment, depuis n’importe quel ordinateur, mobile,… via Internet. L’informatique en nuage (également appelée infonuagique) permet de réduire le budget des services informatiques, notamment parce qu’elle apporte une facturation en fonction de l’usage. Réduction des dépenses en capital et en dépenses d’exploitation, redéploiement des ressources sur d’autres postes… les entreprises ont bien saisi les atouts de cette offre innovante.

Cloud computing

Toutefois, cette gérance informatique soulève aussi des inquiétudes. Notamment en matière de sécurisation des données quand il s’agit d’informations confidentielles, c’est-à-dire stratégiques pour l’entreprise. Car aucun prestataire, public ou privé, ne peut assurer à 100 % la sécurisation et la fiabilité de son système. Ainsi, des chercheurs allemands affirment récemment avoir trouvé des failles de sécurité chez un grand fournisseur de service américain, et pensent qu’il en existe d’autres dans de nombreuses architectures cloud. La raison évoquée ? Incompatibilité entre performance et sécurité… Autre question majeure : le patriotisme économique et la compétitivité d’entreprises nationales. Le marché est aujourd’hui dominé par les acteurs nord-américains. Or, que se passerait-il si, dans le cadre du Patriot Act, le gouvernement américain exigeait que des données stockées dans un cloud en Europe, sur des plateformes américaines, soient transmises aux autorités US ? Voilà pourquoi l’Etat français compte développer un cloud hexagonal via la création d’Andromède, société créée avec Orange, Dassault Systèmes et Thalès, dans le cadre du grand emprunt. Un nuage à la française, pour des clients français, publics ou privés, avec des centres de données localisés en France ou en Europe. Même si on peut lever les yeux au ciel, et regarder, admiratif(s), passer les nuages informatiques, mieux vaut garder les pieds sur terre…

L’ADIT veut se développer à l’étranger

Dans Entreprises, Pays, Politique Publique le 29 septembre 2011 à 08:19

Pour les professionnels de l’intelligence économique, l’ADIT (Agence pour la diffusion de l’information technologique) n’est pas un acteur inconnu.

Pour les autres, rappelons que l’ADIT a été créée en 1992 par le gouvernement français afin de bénéficier d’une plateforme de veille technologique et stratégique.

En 2003, la société a été transformée en Société Nationale détenue par l’Agence des Participations de l’Etat. Puis, elle a été partiellement privatisée début 2011, avec une prise de contrôle du fonds d’investissement de Walter Buttler.

Sa stratégie consiste à se développer à l’étranger, particulièrement en Europe scandinave et germanophone, pour conforter sa première place en Europe.

L’Adit compte au total 145 personnes, réparties sur deux sites :

  • à Paris, avec l’offre de services liée à l’intelligence concurrentielle pour les très grandes entreprises nationales ;
  • à Strasbourg, avec l’offre de services liée à l’intelligence territoriale pour les services déconcentrés de l’État, collectivités, PME, clusters et pôles de compétitivité.

« Les PME n’ont pas le réflexe, ni la culture de l’intelligence économique. Elles sont peu portées sur l’achat d’informations économiques », constate Thierry Ferrari, Responsable du Pôle Intelligence Territoriale de Strasbourg. Pour autant, avec la crise financière puis économique, l’activité de l’Adit a explosé : « Nous enregistrons une croissance de notre chiffre d’affaires de 30 % par an depuis 2008. Car en période troublée, les dirigeants ont un besoin essentiel d’informations pour les aider à prendre des décisions dans une période où ils ont peu de visibilité », constate-t-il.

Des propos qui confirment la nécessité de recourir à des techniques légales de recherche et d’exploitation d’informations. Connaître pour agir.

Source : www.lalsace.fr

Le gouvernement planche sur deux outils

Dans Entreprises, Politique Publique, Trucs & Astuces le 28 septembre 2011 à 08:45

Quasiment deux ans (jour pour jour) après sa nomination au poste de Délégué interministériel à l’intelligence économique, Olivier Buquen a annoncé le lancement de deux outils pratiques destinés aux entreprises, dans la continuité des priorités rappelées par Eric Besson :

  • Un outil technique permettant aux entreprises d’évaluer leur degré de protection face aux différents types de menaces, gratuit et disponible d’ici la fin de l’année ;
  • Un "Guide du Routard de l’intelligence économique" destiné à sensibiliser les PME à l’intelligence économique, qui devrait être publié en 2012.

Deux outils pratiques ? Voilà sans doute un moyen supplémentaire d’attirer les PME vers une discipline indispensable à leurs projets, et pourtant largement inconnue, voire ignorée par les principaux intéressés…

Source : http://www.lemoci.com

Les priorités de l’Etat en matière d’IE

Dans Agenda, Entreprises, Politique Publique le 25 septembre 2011 à 06:11

Mercredi 21 septembre 2011, Eric Besson, Ministre chargé de l’Industrie, de l’Energie et de l’Economie numérique, a rappelé les trois priorités de la stratégie française d’intelligence économique, lors de son discours de clôture de la 1ère édition des Matinées de l’intelligence économique.

Ces priorités, définies dans la circulaire du Premier Ministre publiée le 15 septembre 2011, sont :

  • mener une veille stratégique sur les évolutions économiques d’intérêt majeur et sur les risques et menaces qui pèsent sur les entreprises et les établissements de recherche ;
  • soutenir la compétitivité des entreprises en favorisant une meilleure valorisation de la recherche publique et une plus grande influence de la France dans les enceintes de normalisation et les forums économiques étrangers ;
  • garantir la sécurité économique, en prévenant les risques d’ingérence pesant sur les entreprises françaises et les établissements de recherche.

D’ores et déjà, il a annoncé deux initiatives découlant de ces priorités :

  • La création d’un nouveau label "Intelligence économique des pôles" qui exigera des Pôles de Compétitivité concernés, la mise en place de formations à l’intelligence économique, le renforcement de la sécurité de leurs systèmes d’information ou encore le déploiement de "certificats de sécurité économique" pour les salariés les plus exposés ;
  • L’étude en cours – par les services du Premier Ministre – d’un texte sur la protection du secret des affaires qui instituerait un "confidentiel entreprise", comme il existe un "confidentiel défense".

Parmi les participants aux débats, notons la présence de Bernard Carayon, Député du Tarn, Philippe Crouzet, Président du directoire de Vallourec, Thierry Sueur, Vice-président d’Air Liquide, Ange Mancini, Coordonnateur national du renseignement, Alain Bauer, Président du Conseil supérieur de la formation et de la recherche stratégique, et Alain Juillet, Président du Club des directeurs de sécurité des entreprises.

Organisée à Bercy, en coopération avec la Délégation interministérielle à l’intelligence économique, dirigée par Olivier Buquen, nous attendons la date du prochain rendez-vous.

Sources : globalsecuritymag.fr et www.usinenouvelle.com

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