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Le web, le monde et vous : réflexions (2)

In Uncategorized on 16 juin 2014 at 17:26

  • Le web est devenu (en partie) notre mémoire individuelle et collective. Pour paraphraser Michel Serres, lorsque j’allume mon ordinateur le matin, j’ouvre ma mémoire ! Et quand je vais sur le web, j’y retrouve la « connaissance collective », y compris celle que j’ai moi-même choisi de déposer ici sur un blog, là dans un nuage (cloud), ailleurs sur des plateformes sociales.
  • Le web est (aussi) un espace symbolique : mot, image, audio/vidéo. On nage en pleine représentation des choses : le mot n’est pas la chose, pas plus que la carte est le territoire… Ce qui ne veut pas dire que ces représentations ne mènent pas à la «vraie vie». En témoigne par exemple le rôle des médias sociaux dans le «printemps arabe». Ou encore la possibilité de se retrouver physiquement grâce à des plateformes sociales de géolocalisation comme Foursquare.
  • Le web change (progressivement) notre identité sociale : l’identité individuelle se prolonge d’une dimension numérique (avatar, profil, pseudo…), et la vie sociale s’enrichit avec la dynamique relationnelle du web. Qui n’a pas retrouvé d’anciennes connaissances par Facebook ? Qui n’a pas tissé des liens forts avec un inconnu « rencontré » par hasard (?) sur la toile ?…
  • Le web change (radicalement) notre façon de s’informer et de consommer. Il est devenu impensable de se faire une idée sur un sujet, choisir un produit ou un service sans avoir consulté les forums, les réseaux sociaux, les sites comparatifs… pour examiner les avis, critiques, tests, recommandations, etc. laissées par nos « pairs ». Pour les marques, c’est une remise en cause de leur statut d’annonceur ; pour les médias d’information, c’est une remise en cause de leur exclusivité sur l’actualité. Pour les politiques, c’est une remise en cause de leur posture symbolique et de leurs « éléments de langage »…

Au centre de ces profondes évolutions initiées par les TIC, il existe un dénominateur commun : en quelques années, les contenus sont devenus l’élément central de la mutation numérique. Un enjeu majeur pour la recherche d’informations, la veille et l’influence… Ils seront le sujet d’un autre article.

Le web, le monde et vous : réflexions (1)

In Tendance, Uncategorized on 14 juin 2014 at 11:12

 

Quelles sont les conséquences (in)attendues engendrées par nos pratiques quotidiennes du web ? Voici quelques pistes glanées, ici et là, au gré de lectures et d’échanges…

  • le web bouscule (déjà) les hiérarchies de dominance : Henry Laborit, neurobiologiste, explique dans son livre «Eloge de la fuite» comment les sociétés animales et humaines établissent des hiérarchies de dominance, les dominants imposant aux dominés leurs projets. Avec le web, on assiste à un rééquilibrage progressif entre les dominants et les dominés puisque ces derniers – dans la mesure où ils ont accès à internet – prennent la parole, mettant en question les dires et surtout les actions des dominants. Comme le soulignent Francis Pisani et Dominique Piotet dans «Comment le web change le monde», «la dynamique relationnelle qui caractérise le web d’aujourd’hui se heurte à la mécanique institutionnelle de toujours, et tout l’héritage intellectuel et social sur lequel elle s’est construite» (…). Et de conclure : «Le monde de demain sera, dans une large mesure, le résultat de l’affrontement entre mécanique institutionnelle et dynamique relationnelle» ;
  • Le web actuel fonctionne (un peu) comme le cerveau humain : une caractéristique commune au « world wide web » et au cerveau, c’est leur fonctionnement par associations. Sur la toile, les associations d’idées se font en passant de lien en lien, de page en page, toutes en rapport plus ou moins proche avec un sujet donné. Par exemple, si j’écris un article sur « la soupe au pistou », je peux le pimenter de liens pointant vers des sites de cuisiniers spécialisés en cuisine provençale, vers l’histoire de cette recette, vers un site communautaire dédié aux recettes, etc. Du coup, les internautes contributeurs se sont emparés de ce mode de publication à base d’hyperliens, reflétant en partie le mode de fonctionnement de leur cerveau ! En effet, ces associations d’idées sont à l’origine de l’imaginaire, fonction spécifiquement humaine permettant à l’homme d’ajouter de l’information à l’information, et de transformer le monde qui l’entoure. De même, force est de constater que le web actuel participe à l’imagination humaine et à sa capacité d’innovation en rapprochant des idées et en connectant des hommes.  A suivre…

Marketing et marketing social : même combat !

In Entreprises, Média sociaux, social business, Tendance, Uncategorized, Veille on 10 juin 2014 at 11:37

ConversationLa recherche d’informations et la veille trouvent tout naturellement leur place dans le marketing social. Pourquoi ? Le marketing appliqué aux médias sociaux s’intéresse tout particulièrement aux conversations émises par les internautes au sujet d’une marque, et à leur valeur potentielle pour celle-ci.

Qu’il s’agisse de l’audit de la présence d’une marque sur les médias médias, de l’écoute des conversations (avec un outil de veille), de la gestion d’une crise concernant la réputation ou encore de l’analyse des réactions d’une communauté aux contenus générés par une marque, la surveillance des signaux émis sur le web est primordiale. En outre, cette veille sociale va permettre d’adapter la stratégie de la marque, les médias sociaux étant par essence des espaces mouvants qu’il faut sans cesse apprivoiser…

Quelles bénéfices pour la marque ? Appréhender sa notoriété et sa réputation, comprendre les besoins et les attentes des clients et prospects, analyser les motifs de mécontentement, améliorer la satisfaction client, lever les freins à l’achat, mais également faire de la co-création à partir d’idées émises par des internautes.

Quels bénéfices pour les internautes ? Constater que leur parole est prise en compte par la marque dans laquelle ils se reconnaissent, gagner en prestige social auprès de leurs « amis ». Et pourquoi pas gagner des avantages (cadeaux, services etc.) si la marque sait être reconnaissante !

Finalement, le marketing traditionnel et le marketing social se rejoignent sur leurs finalités : déceler les tendances, répondre aux attentes des prospect et clients, améliorer les produits et services, et en créer de nouveaux. D’un côté l’étude de marche, l’enquête (terrain ou téléphonique) et le focus group. De l’autre, l’écoute des conversations, le dialogue avec les clients et la co-création. En fait, la veille automatisée et la recherche d’informations prolongent la démarche marketing d’une marque sur le web. Avec un atout majeur : une relation directe entre la marque et ses publics, pour peu qu’elle soit capable de générer des contenus à valeur ajoutée, puis accepter d’entrer en conversation avec son audience.

 Qui a dit que les marchés sont des conversations ?!?!

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