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Le message, c’est le web 2.0 !

Dans Entreprises, Médias sociaux, Uncategorized le 5 mars 2013 à 06:07

« Les marchés sont des conversations », lançait voilà 10 ans David Weinberger à propos du web. Cet aphorisme – désormais célèbre – peut être mis en corrélation avec l’aphorisme non moins célèbre de Marshall McLuhan : « Le message, c’est le medium ». En effet, jamais les marchés des conversations en ligne n’auraient été possibles sans la mise en place d’une série de tuyaux – internet – puis le développement du web 2.0 basé sur la production et la diffusion de contenus par les utilisateurs, les internautes devenant de plus en plus des webacteurs.

Le lien est l’essence du web

Véritable plateforme relationnelle, le web 2.0 fonctionne par liens hypertextes qui facilitent le passage de page en page, d’un contenu à d’autres créés par des organisations, mais surtout par les webacteurs. De plus, la «plasticité» de cette plateforme relationnelle permet à chacun d’écrire, de répondre, de commenter, d’ajouter des images, des vidéos et des sons depuis un ordinateur, un téléphone portable, une tablette numérique… Depuis quelques années, les réseaux sociaux suscitent l’engouement du public en proposant à chacun des plateformes sur lesquelles ils échangent entre «amis», retrouvent d’anciennes connaissances, discutent par messagerie instantanée, publient du contenu, certains développant même des applications pour lesdites plateformes… Conséquence : d’un simple message descendant – allant de l’émetteur vers les récepteurs – nous sommes entrés dans une logique d’interactivité où la multitude s’exprime, créant un gigantesque bouche-à-oreille virtuel, pour le meilleur… et parfois pour le pire. Puisque « le message, c’est le medium », avec le web 2.0 et sa logique de liens, le message est devenu conversation ! Les marques y voient un nouvel eldorado pour influencer cette multitude fourmillant de page en page, dialoguant sans fin sur le web 2.0. Cependant, les webacteurs ne sont plus aussi naïfs que les générations passées, et les vieilles recettes sont dépassées : les marques et les organisations en général doivent passer d’une mécanique institutionnelle ("Voilà mon message !") à une dynamique relationnelle ("Conversons ensemble"). Deux approches très différentes…

« Opinions en ligne » : investir dans l’expertise humaine

Dans Entreprises, Médias sociaux, Tendance, Veille le 25 janvier 2013 à 06:25

Photo D. Boullier

Trois questions à… Dominique Boullier, Coordonnateur scientifique du médialab de Sciences Po.

Moins d’un an après la sortie de votre ouvrage écrit en collaboration avec Audrey Lohard « Opinion mining et sentiment analysis – méthodes et outils », où en sommes-nous ?

Chaque année ou presque, on assiste à un phénomène d’emballement : Second life, Facebook, Twitter, etc. Concernant la fouille de l’opinion, on sort d’une époque de « hype » (à la mode, ndlr) qui a duré 2 ans : tous les professionnels du marketing, de la veille et d’autres domaines voulaient proposer une prestation de ce type à leurs clients. Quitte à prendre n’importe quelle solution disponible sur le marché.

D’aucuns ont laissé croire aux clients qu’on allait pouvoir tout automatiser, avoir une vision globale de l’e-réputation de leur(s) marque(s), avec des données interprétées sur-le-champ, etc. Et même sortir du chapeau des pistes d’actions stratégiques ! Déçus, certains n’en font plus, pensant que tout cela ne vaut rien, en définitive.

Pourquoi ce retour de balancier ?

Il y a une telle habitude au stress, une urgence à trouver des réponses immédiates à une situation donnée que les gens ne pensent plus stratégiquement ! Donc ils essaient des choses en espérant la solution miracle… En vérité, ce genre de logiciels – servant à "fouiller" le web, détecter des opinions et analyser leurs tonalités – doit être utilisé avec précaution. D’emblée, il faut dire la vérité au client : il est illusoire d’en attendre tout. Mais, on va sans doute pouvoir identifier 5 ou 6 idées utiles stratégiquement. Ce qui n’est déjà pas si mal ! Or, même prévenu, le client est déçu. D’où la phase actuelle de désillusion…

Comment faire pour revenir à une vision plus réaliste ?

Il faut proportionner les attentes du client, définir les pré-requis et investir dans l’expertise humaine. En fait, avant de construire des requêtes amorçant l’analyse des tonalités d’opinions, on est obligé de se poser les bonnes questions : par exemple, de quoi est fait tel problème bancaire ? Si on n’est pas du secteur de la banque, on ne peut répondre à cette question. Il faut donc travailler de concert avec les experts du domaine pour construire les attributs d’un problème, à partir desquels on va pouvoir lancer des requêtes via un logiciel.

Or, les clients ne sont pas toujours dans cet état d’esprit. Leur posture consiste à demander des réponses beaucoup trop élaborées, par ailleurs sans consacrer d’expertise humaine en amont de la fouille du web, pendant le processus de recueil des données et ensuite pour analyser les informations recueillies. Ce qui est une erreur…

Comment les "marketeurs" utilisent les médias sociaux

Dans Entreprises, Médias sociaux, Réseaux, Veille le 30 novembre 2012 à 08:30

Social Media Examiner a publié sa 4e étude annuelle sur la manière dont les « marketeurs » utilisent – et envisagent – les médias sociaux pour développer leurs affaires. Le panel : 3 800 professionnels (57% aux Etats-Unis, 9% au Canada, 9% au Royaume-Uni et 5% en Australie, le reste en Inde, Hollande et Irlande), âgés en moyenne de 30 à 39 ans, en majorité des femmes (62%). Précision : un équilibre du panel entre les affaires inter-entreprises (B2B/51%) et avec les consommateurs (B2C/49%).

Voici les principales conclusions :

  • Un enjeu important : 83% des sondés pensent que les médias sociaux sont importants pour développer leurs affaires.
  • Mais il faut pouvoir en mesurer les effets : ils sont 40% à vouloir mesurer le retour sur investissement (y compris en termes de gain de prospects et clients).
  • Une tendance à plus de vidéos : 76% d’entre eux prévoient d’accroître leurs investissements dans l’utilisation de YouTube (vidéos « commerciales »).
  • Comprendre et travailler avec Google+ : s’ils utilisent Google+ (40%), ils veulent en savoir plus à son sujet (70%) puisqu’ils prévoient d’accroître leurs activités sur ce réseau social (67%).
  • Trois bénéfices majeurs (dans l’ordre décroissant) : l’« affichage » de leurs activités (85%), l’accroissement du trafic (69%), et le recueil d’informations sur leur secteur d’activité (65%).
  • Les 5 médias sociaux utilisés (dans l’ordre décroissant) : Facebook, Twitter, LinkedIn, les blogs et YouTube.
  • Une activité chronophage : 59% passent plus de 6 heures par semaine et 33% au moins 11 heures sur ces « nouveaux » médias.
  • Peu de sous-traitance : seulement un tiers d’entre eux externalise des activités liées des médias sociaux (design et développement, analyse, création de contenus, etc.).

En outre, l’étude rescence les 10 questions principales que ces professionnels se posent. Parmi celles-ci : où sont mes cibles sur les réseaux sociaux ? Quelles stratégie et tactiques adopter sur les médias sociaux ? Comment faire participer mes cibles à mes activités "sociales" ? Comment vendre sur (ou grâce) aux médias sociaux ?…

Repérer les actions de ses concurrents, analyser les canaux d’expression de ses publics, identifier sa propre identité numérique, mesurer sa visibilité, son audience… La veille sur les médias sociaux permet de répondre à certaines questions – fondamentales – posées par les entreprises.

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